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Le défi d'intégration d'une famille syrienne à Sherbrooke

Mahmoud et Fatima Neamé, originaires de la Syrie, sont arrivés à Sherbrooke en avril dernier avec leurs sept enfants. Fuyant la guerre, la famille cherchait un havre de paix pour y démarrer une nouvelle vie, loin des bombes. Depuis, la famille s'adapte peu à peu à cette nouvelle culture et, surtout, au défi de se débrouiller en français.

M. Neamé apprécie surtout la qualité de vie qu'il a retrouvée ici.

« Les gens, leur culture, leur accueil, leur ouverture et le fait qu'ils ne soient pas racistes », explique-t-il.

Ses enfants cheminent bien, et s'expriment déjà en français. « C'est très beau, le Québec », a tenu à souligner la petite Noor.

La Syrie est déjà loin derrière, mais cela ne les empêche pas de garder un contact avec leur terre d'origine. Ils jettent régulièrement un coup d'oeil sur ce qui s'y déroule, particulièrement à Alep.

« Il y a beaucoup de tueries, beaucoup de sang, beaucoup d'innocents qui sont en train de mourir, déplore M. Neamé. Nous prions pour que Dieu protège les innocents qui sont pris entre deux feux. »

Des temps difficiles

La famille Neamé a un passé douloureux. Elle a été obligée maintes fois de se déplacer, et les enfants ont notamment dû travailler en Irak. Elle a ensuite trouvé refuge en Turquie pendant trois ans, avec d'arriver au Québec.

Depuis, les membres de la famille tentent d'apprendre le français. En plus de l'école, ils suivent des cours particuliers deux fois par semaine avec une étudiante de l'Université de Sherbrooke.

« [Le français] n'est pas une langue courante chez eux, mais ça s'améliore avec le temps », souligne leur enseignante, Karina Guellil.

C'est qu'ils ont tous la volonté d'être autonomes le plus rapidement possible, pour ne plus vivre aux crochets de l'État.

« Les Syriens, c'est un peuple reconnu pour être des bosseurs », explique le traducteur Amine Menadi, du Service d'aide aux Néo-Canadiens. « Ça leur fait tout bizarre aujourd'hui de rester à la maison et de recevoir de l'argent. »

D'autres auront bientôt à marcher sur les pas de la famille Neamé, puisque davantage de Syriens doivent fouler le sol de Sherbrooke au cours des prochaines semaines.

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