Comme les marins des livres d'histoire, Alain Contios est un fumeur invétéré de pipe depuis plusieurs années. Or le tabac à pipe, dans la majorité des cas, est aromatisé. Mais la décision de Québec d'en interdire la vente ne freinera pas son plaisir.

Un texte de Renée Dumais-Beaudoin

« Être obligé d'arrêter de fumer parce qu'une loi passe, je trouve ça complètement injuste et je ne suis pas encore prêt à baisser les bras », lance le résident de Sherbrooke.

C'est ce vendredi que l'interdiction de vendre du tabac aromatisé entre en vigueur. Un produit qui est souvent une portée d'entrée pour accrocher de jeunes fumeurs. Mais les purs et durs n'abandonneront pas, croit Pierre Audet, propriétaire de la Tabagie King.

« Les clients, ce qu'ils me disent, c'est qu'ils vont aller aux États-Unis, ils vont aller en Ontario s'approvisionner », indique Pierre Audet, propriétaire de la Tabagie King.

Aux États-Unis, une fois par mois

Pour conserver son plaisir, M. Contios est l'un de ceux prêts à prendre la route jusque chez nos voisins du Sud.

« Si on descend aux États-Unis pour plus de 48 heures, on peut rapporter 200 grammes de tabac soit l'équivalent de 4 paquets, qui vont me permettre de tenir un mois. Tous les mois, j'irai passer quelques jours aux États-Unis. »

Et à compter du printemps prochain, Alain Contios se fera agriculteur.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine