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Le Diable Vert inaugure un planétarium à ciel ouvert

Observer les étoiles, nommer les planètes, voir les constellations en temps réel... sans télescope. Grâce à un nouveau concept de réalité augmentée, le Diable Vert a inauguré jeudi un premier planétarium à ciel ouvert.

« On reçoit beaucoup de questions du genre : est-ce que c’est une planète ou une étoile? Savez-vous quelle est cette constellation? Je n’ai jamais eu une bonne réponse », s’exclame d’emblée le concepteur de l’ObservÉtoiles, Jeremy Fontana.

Pendant deux ans, celui qui est aussi propriétaire du Diable Vert à Sutton a cherché le meilleur moyen de répondre aux nombreuses questions de ses clients. L’ObservÉtoiles est né de cette volonté.

« C’est de la réalité augmentée, ça veut dire qu’on voit le vrai ciel, les étoiles, les planètes, mais en même temps on voit des constellations superposées sur des vraies étoiles », explique-t-il.

Plus besoin de télescope pour voir les étoiles de plus près. Les participants n’ont besoin que d’un casque et d’un téléphone intelligent, tous deux fournis sur place lors de l’activité.

« L’écran du casque est complètement transparent, relate Jeremy Fontana. À l’intérieur il y a un téléphone intelligent placé un peu plus bas que les yeux. Il y a un système de miroirs et de lentilles, alors vous avez les images superposées sur les vraies étoiles. »

Après leur passage sur l'un des 184 sièges chauffants de l’ObservÉtoiles, les visiteurs pourront ensuite ramener leur casque à la maison. Pour l’utiliser de nouveau, il faudra simplement télécharger une application, qui fonctionne partout dans le monde dans 14 langues différentes.

Un spectacle à ciel ouvert

C’était soir de première au Diable Vert jeudi soir. L’ObservÉtoiles a été officiellement lancé devant une centaine de curieux et de passionnés d’astronomie. « Ce sont des nouvelles technologies qu’on ne connaissaient pas, s’est exclamée une des participantes. On ne s’arrête pas à vraiment regarder ce qu’il y a en haut, c’est formidable. »

« Ici à Glen Sutton il n’y a presque pas de pollution lumineuse, nous pouvons déguster ce qu’est le ciel. C’est un spectacle bien monté qui a besoin évidemment d’être rodé », a renchéri l’astronome amateur Raymond Fournier.

Jeremy Fontana compte bien mettre à profit les commentaires des spectateurs pour améliorer le planétarium à ciel ouvert. Les représentations ont lieu chaque samedi.

L’activité a été financée en partie par Tourisme Cantons-de-l’Est. « C’est unique au monde, explique la porte-parole de l’organisme, Dany Béliveau. Ça permet de présenter notre région et ça a un côté moderne avec la réalité augmentée. »

L’ObservÉtoiles porte aussi le sceau du prestigieux magazine National Geographic . « Nous avons approché le National Geographic avec l’idée de faire une promotion avec leur marque partout dans le monde », révèle Jeremy Fontana.

Le propriétaire ne cache pas son objectif d’exporter le projet. « On va garder l’exclusivité au Québec, mais ça va être disponible dans les autres provinces et les autres pays », conclut-il.

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