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Le double rôle d'Antoine Tardif, maire de Daveluyville et directeur de campagne, soulève une certaine polémique

Le maire de Daveluyville, au Centre-du-Québec, porte un double chapeau et cela crée une certaine polémique. En plus d'être maire, Antoine Tardif est également le directeur de campagne du candidat conservateur Alain Rayes.

Un reportage de Mathieu Papillon

Officiellement, Antoine Tardif a le droit de cumuler les deux fonctions, d'autant plus qu'il le fait bénévolement, à titre personnel. Toutefois, certains croient que le fait qu'un maire affiche aussi publiquement ses couleurs soulève des questions sur le plan éthique

André Gabias, qui est conseiller en gouvernance, estime par exemple que cela peut influencer sa relation avec les employés municipaux. L'ex-député libéral du Québec et ancien secrétaire général à l'Université du Québec à Trois-Rivières, croit que l'implication d'un directeur de campagne va beaucoup plus loin que d'émettre une simple opinion

Le jeune maire affirme qu'il est conscient de l'apparence de conflit d'intérêts, mais se défend en disant qu'il a pris tous les moyens pour éviter que la situation ne pose problème.

Il rappelle qu'il a obtenu l'approbation du ministère des Affaires municipales et l'approbation d'un juriste indépendant, en plus de demander l'accord des conseillers municipaux, avant de se lancer dans cette aventure.

« Avant même de m'impliquer avec Alain [Rayes], j'avais rencontré les deux employés municipaux avec qui je travaille quotidiennement, et de par et d'autres, il n'y avait pas de problème avec ça », soutient-il. 

AntoineTardif soutient aussi qu'il fait preuve de neutralité dans l'exercice de ses fonctions, en recevant tour à tour le candidat libéral et la candidate néodémocrate.

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