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Le financement : un défi constant pour les radios communautaires de l'Estrie

Les revenus publicitaires de nombreux médias ont chuté au cours des dernières années si bien que la survie des radios communautaires est loin d'être assurée. C'est le cas de la station sherbrookoise CFLX qui doit rivaliser d'ingéniosité pour boucler le budget chaque mois.

CFLX n'est pas seule dans cette situation. La semaine dernière, les employés de la radio communautaire CIBL de Montréal ont été congédiés en raison d’une situation financière pénible. « Les radios communautaires, depuis longtemps, et la notre en particulier, connaissent des difficultés. Peut-être qu'elles sont moindres que celles de CIBL où il y a eu 13 employés mis à pied. Chez nous, ce n'est pas le cas, mais on fonctionne à moteur réduit », explique d'entrée de jeu l'une des membres du conseil d'administration de CFLX, Sylvie L. Bergeron.

Maintenir le cap

Si le micro de CFLX est toujours ouvert, c'est parce que la charge financière des employés est moins grande. « Ça fait un petit moment que c'est difficile, mais on maintient le cap. On fonctionne essentiellement avec des bénévoles et un employé, des fois deux, des emplois d'été. C'est toujours au minimum. Ce sont les bénévoles qui offrent de l'huile de coude pour offrir des émissions. C'est ce qui fait en sorte que depuis quelque temps, nous n'avons pas d'émissions du matin, ni du midi et pas de retour à la maison non plus. [Avoir ces émissions], c'est ce qu'on souhaite, ce serait l'idéal, mais ce n'est pas toujours évident parce qu'on n'a pas les sommes pour subvenir au cachet des employés animateurs. »

Il est vrai de dire que la station survie grâce à l'implication de bénévoles, mais aussi avec l'aide de maigres revenus. « On a aussi des subsides, quelques ventes de publicité et l'adhésion des membres est fort importante », soutient Mme Bergeron qui est également à la barre de l'émission Arts d'Oeuvres

Un milieu particulier

Dans la région, on compte de nombreux médias commerciaux ce qui fait en sorte que c'est plus difficile pour le milieu communautaire de se démarquer. « Il faut composer avec le milieu particulier : l'Estrie compte plusieurs médias et nous sommes une région intermédiaire. Dans ce sens-là, c'est plus difficile qu'une radio communautaire en Gaspésie qui couvre tout le terrain et qui est à peu près seule. À Sherbrooke, en Estrie, il y a d'autres joueurs autour même si on n'est pas concurrentiels. On ne veut pas l'être : on offre autre chose. C'est la beauté de la chose, mais ça crée de la difficulté », croit Sylvie L. Bergeron.

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