Retour

Le Free Go de Sherbrooke accessible cet hiver

Le succès du réfrigérateur communautaire de Sherbrooke ne se dément pas. Depuis son installation sur la rue Wellington Sud, en juin, le Free Go suscite un intérêt grandissant. Tellement qu'il sera aussi accessible pendant la froide saison grâce à la collaboration de l'Armée du Salut.

Au total, on estime que 3600 kg d'aliments ont été redistribués au lieu d'être jetés. « On peut être fiers de dire que c'est un grand, grand succès. Tellement bien, tellement grand que des partenaires se sont manifestés pour poursuivre le projet de façon permanente », explique la directrice générale de la corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke, Karole Forand.

De ce qui la rend d'autant plus fière, c'est l'implication de la population dans le projet. « Ça prend tout un village pour pouvoir s'en occuper. Des partenaires ont désiré faire partie de l'aventure avec nous. Dès le départ, une vingtaine de personnes se sont impliquées pour que ça fonctionne. On pense à l'installation, à un électricien qui s'est occupé de le brancher, il fallait qu'il soit à l'abri, il fallait en faire la promotion, des entreprises ont créé bénévolement cette image de marque et il fallait le remplir ce frigo. »

Autre bonne nouvelle

Onze partenaires des milieux communautaires et des affaires du centre-ville ont ratifié une entente selon laquelle ils s'engagent à remettre leurs surplus alimentaires au frigo. Du nombre, on retrouve les restaurants Auguste, Pizzicato, Tapageur, Kapzack, Le Snack, entre autres. 

Le principe de base de ce frigo communautaire est de faire la lutte au gaspillage alimentaire. « On doit aller y porter nos surplus qui, en d'autres temps, se seraient retrouvés enfouis ou dans le compost. Qui en bénéficie? Tout le monde. Parce que si on va porter nos surplus de concombres et que, sur place, on trouve une tomate nous intéresse, on peut partir avec. Vous devez même la prendre parce que l'idée c'est que, plutôt que d'en acheter une, vous prenez celle de quelqu'un en a une de trop », rappelle Mme Forand.

Cette dernière souligne qu'un des effets secondaires est que les gens plus pauvres, qui ont moins accès aux fruits et légumes frais, puissent aller se servir et bien manger grâce à ces surplus. 

Karole Forand rappelle 27 milliards de dollars d'aliments sont jetés chaque année au Canada.

Plus d'articles

Commentaires