La présence du groupe Hedley à la Fête du lac des Nations vendredi, à Sherbrooke, représente une chance à ne pas rater pour une dizaine d'admiratrices qui ont campé une partie de la nuit devant le parc Jacques-Cartier afin de s'assurer une place au devant de la scène.

Un texte de Charles Beaudoin

Même si le groupe canadien doit se présenter sur la scène Loto-Québec seulement à 22h30, Mélodie Guay et trois de ses amies ont installé leurs pénates à 1h30.

« C'est depuis 2008 que je fais ça, été comme hiver, mentionne en riant Mme Guay. Lors des premiers spectacles je voulais être en avant et j'étais arrivée trop tard. J'ai fini par réaliser que je n'avais pas le choix de coucher dehors pour y arriver. Chaque fois, je me demande ce que je fais là, pourquoi je le fais, mais après le spectacle, j'ai le sentiment que ça vaut vraiment la peine, juste pour l'énergie du groupe. Je peux être à plat, épuisée, à terre, et du moment que le groupe embarque sur scène, l'adrénaline embarque et il n'y a plus de fatigue. »

Tapis de yoga, tapis en mousse, des bâches, des couvertures, des sacs de couchage, tout est planifié pour être confortable pendant plus de 20 heures.

« On a aussi un système de rotation, explique Mélodie Guay. Pendant qu'on est ici à camper, il y en a deux qui en profitent pour mieux se reposer dans l'auto. À 7 h, ils vont venir me rejoindre et ce sera à mon tour d'être plus confortable. »

Pas cher

Au coût de 16$ pour un billet adulte à la Fête du lac des Nations, le spectacle s'avère une véritable aubaine, selon trois autres admiratrices arrivées vendredi matin qui ont déboursé plus de 1200 $ chacune il y a deux semaines pour voir leur groupe préféré à Calgary.

« Ça fait des road-trips. On s'est rencontrées dans des spectacles, on ne se connaissait pas avant, et ça fait des amitiés qui durent », ajoute à ses côtés Sabrina Richer.

Au dire de la Magogoise Catherine Fortier, qui détenait la position de tête dans la file de près de 10 personnes, un certain stress les habite d'ici l'ouverture du site, prévue pour midi.

« Ça nous stresse un peu. La dernière fois, quand Simple Plan est venu en 2015, la scène n'était pas prête. On avait nos places en avant, mais on s'est fait dire de reculer et des gens en ont profiter pour nous les prendre. On espère que ça n'arrivera pas. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine