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Le Journal de rue de l'Estrie, le journal qui voit grand

Le Journal de rue de Sherbrooke a changé de nom. Il s'appelle désormais le Journal de rue de l'Estrie. Un changement qui s'est fait discrètement au mois de mars dernier et qui permettra à ses contributeurs d'agrandir leur champ d'action.

« On est dans le début du changement. Le Journal de rue de Sherbrooke souhaitait prendre de l'expansion. On souhaite offrir nos services non seulement à Sherbrooke, mais dans toutes les régions avoisinantes aussi », explique la directrice et éditrice du journal, Nancy Mongeau.

Ceux qui collaborent au Journal de rue ne sont pas seulement des personnes itinérantes. « Ce sont aussi des gens qui sont à risque d'itinérance. Ça peut aussi être des gens qui ont de la difficulté à trouver leur place dans la société. Ce sont des gens qui souffrent de pauvreté, des gens qui ont de la misère à se trouver un emploi ou qui ne peuvent pas trouver un emploi conventionnel. C'est là que le Journal de rue vient les aider », soutient Mme Mongeau.

Sortir du centre-ville

Au total, 12 camelots oeuvrent à vendre le Journal dans les rues de Sherbrooke. « Ils le vendent à l'ancienne, principalement au centre-ville de Sherbrooke. Nous avons une entente avec la Ville de Sherbrooke qui nous permet de vendre le journal dans toutes les zones commerciales. Le centre-ville devient un peu petit avec 12 camelots et heureusement nous avons des nouveaux partenaires qui nous permettent de vendre le journal sur le terrain de certains commerces comme dans le secteur Saint-Élie. Ils y ont été super bien accueillis. »

L'équipe souhaite maintenant s'étendre aux autres arrondissements de Sherbrooke. « Il faut savoir que ce sont des gens qui ont déjà connu l'itinérance, mais ce sont des gens qui sont prêts à travailler. On fait des entrevues et des entraînements pour qu'ils soient aptes à travailler avec le public. Ils ont prêts », assure-t-elle.

Au-delà du petit revenu que les camelots touchent pour vendre le journal, leur participation leur permet surtout une réintégration dans la société. « Il y en a qui vont reprendre goût à la vie, à la société. Certains vont retourner aux études ou sur le marché du travail », assure la directrice.

Une campagne de financement est en cours. « Ça prend des fonds de roulement. Il y a deux ans, on pensait fermer le journal. On a gardé la tête hors de l'eau, mais c'est loin d'être suffisant pour offrir tous les services que l'on voudrait et répondre aux besoins. L'auteure Kiev Renaud est notre présidente d'honneur. On sollicite les gens pour recevoir des dons pour nous permettre de poursuivre notre mission. »

Aucun objectif n'a été fixé. « Chaque dollar qui va rentrer, c'est un beau cadeau pour nous. »

Le Journal de rue de l'Estrie fête son 15e année d'existence en 2017.

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