François Boissonneault, le maire de Racine, a démissionné de son poste avec fracas lundi soir lors du conseil municipal. En pleine séance de travail, il a fait son annonce et est parti. 

Le climat était des plus tendus depuis plusieurs mois au sein du conseil municipal de Racine. En janvier dernier, des élus et des citoyens lui ont adressé une motion de blâme l'exhortant à être plus respectueux à l'égard de ses collègues et de la population.

Plusieurs déploraient ses absences injustifiées à différentes réunions. Par exemple, il a été très difficile d'adopter le budget de la municipalité parce que soit il utilisait son droit de veto soit il quittait la salle sans explication. À plusieurs reprises, les séances du conseil se déroulaient avec la présence d'agents de la Sûreté du Québec.

Zizanie maire contre conseillers

Pour expliquer son coup d'éclat, François Boissonneault montre du doigt des agissements qu'auraient fait deux conseillers municipaux.

« La demande d'accréditation syndicale des employés est directement liée aux agissements de ces conseillers. Ces drôles-là ont décidé que la façon de se débarrasser de la directrice générale qui, selon eux, gagne beaucoup trop cher, c'est de l'écoeurer autant qu'ils peuvent pour qu'elle s'en aille sans avoir à payer de prime de séparation », soutient le coloré homme politique.

François Boissonneault, qui était en poste depuis 2013, assure qu'il n'est nullement amer ou fâché de la situation.

« Je n'étais tout simplement plus à l'aise de vivre avec une petite clique qui [...] contrôlait tout. »

En avril, la Commission municipale du Québec a annoncé qu'elle allait enquêter sur la situation qui sévit à Racine. Selon M. Boissonneault, si la Commission donnait raison aux plaignants, il aurait pu être suspendu pour une période de 30 à 90 jours.

Deux autres conseillers ont également démissionné lundi soir. Robert Chabot et Claude Baillargeon ont quitté leur poste pour dénoncer la trop lente progression de certains dossier.

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