Retour

Le milieu du cyclisme veut un toit pour le vélodrome de Bromont

Des représentants de Vélo Québec étaient de passage à Bromont ce week-end pour discuter du projet du vélodrome couvert. Il n'y a plus d'installation de ce type au Québec depuis la fermeture de celui de Montréal, en 1989.

Un texte de Geneviève Proulx

Les dirigeants du Centre national de cyclisme de Bromont estiment que recouvrir le vélodrome coûterait un peu moins de 5 millions de dollars. La Ville de Bromont s'est déclarée favorable au projet et lui a accordé un million de dollars. Une demande de subvention au gouvernement du Québec a été envoyée la semaine dernière. Pour réaliser ce projet, le Centre national de cyclisme a besoin de 2 millions de dollars du gouvernement du Québec.

Le vélodrome des Jeux d'Atlanta de 1996 a été déménagé à Bromont en 2000. Avec un toit, il serait encore plus populaire.

« Avec les intempéries qu'on connaît au Québec, ça raccourcit la saison à peu près de trois mois où ils sont actifs sur une possibilité de 12 », explique le directeur général du Centre national de cyclisme de Bromont, Nicolas Legault. L'équipe du Centre national de cyclisme doit assécher la piste de 250 mètres quotidiennement. « Dès qu'il y a de la rosée le matin, je suis obligé de passer le racloir sur la piste au complet. On est une équipe de cinq ou six et on passe quatre heures par jour par compétition à nettoyer la piste et à s'assurer qu'elle soit prête », ajoute M. Legault.

Entraînement 12 mois par année

En plus d'un toit, on ajouterait le chauffage à la structure. Les cyclistes qui viennent de partout au Québec ne seraient jamais contrariés. « On fait juste de la piste et quand il pleut, on ne peut pas en faire. Un toit, ça permettrait de s'entraîner 12 mois par année », note un athlète, Gabriel Drapeau-Zgoralski.

Le projet est dans l'air depuis quelques années, mais jamais le cyclisme sur piste n'a connu autant de popularité depuis qu'on a fermé le vélodrome couvert de Montréal en 1989.

Déjà, la Municipalité de Bromont s'est engagée à verser un million de dollars dans le projet. Elle espère que le Fonds pour le développement du sport et de l'activité physique du gouvernement du Québec acceptera de contribuer pour deux millions. « Je pense, encore une fois, que nous avons fait nos preuves. Les gens qui gèrent le vélodrome ont démontré que c'est une infrastructure qui amène beaucoup d'athlètes ici et la Ville est toujours intéressée à participer quand le milieu s'implique », soutient la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan.

Une campagne de financement sera organisée dans le milieu du cyclisme afin d'amasser la somme manquante. Une réponse de Québec est attendue d'ici un mois ou deux.

Plus d'articles

Commentaires