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Le ministre Fortin veut sauver les mezzanines dans des classes de Sherbrooke

Le député de Sherbrooke et ministre de la Culture Luc Fortin souhaite que les mezzanines aménagées dans certaines classes de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) soient préservées.

En tout, 13 mezzanines ont été construites depuis une dizaine d'années dans des classes de la CSRS. Le but à l'origine de cette initiative était de « rendre la classe conviviale et interactive pour les enfants », a expliqué mercredi l'ex-enseignant, Yves Nadon. 

La CSRS a toutefois récemment demandé la démolition de ces aménagements, puisqu'ils ne respectent pas le Code du bâtiment du Québec. 

Mis au fait du dossier, le député libéral a contacté la ministre du Travail et responsable de la Régie, Dominique Viens, afin que celle-ci voit avec les autorités concernées s'il existe une marge de manoeuvre.

Luc Fortin se dit préoccupé par la situation et affirme reconnaitre la valeur pédagogique des aménagements faits dans 13 classes. Il souhaite éviter leur démolition, mais se dit toutefois soucieux de la sécurité des écoliers.

Il veut obtenir la garantie que les installations respectent les normes de sécurité et souhaite que les autorités trouvent la marge de manoeuvre suffisante pour conserver les mezzanines.

« C'est une bonne décision », répond la Régie 

De son côté, la Régie du bâtiment affirme que la directive de démolir les 13 mezzanines ne vient pas d'elle, mais « des professionnels de la Commission scolaire ».  

La Régie n'a pas dans son mandat de visiter et inspecter tous les bâtiments publics. « Là-dessus, le Code est très clair : c'est au propriétaire de s'assurer de cet élément-là [la sécurité] », affirme le porte-parole de la Régie, Sylvain Lamothe. 

« La Régie ne s'est pas rendue, n'a pas fait de visite dans les écoles pour faire ce qu'on appelle une intervention. Si tel était le cas, on aurait émis un avis de correction avec un délai pour soit le démantèlement, ou la correction de la situation », a-t-il poursuivi. 

D'autres autorités ont également la possibilité de faire des vérifications ou d'émettre des avis, dont les municipalités et les services de protection incendie, précise M. Lamothe. 

Ce dernier ignore, dans le cas de la CSRS, si de simples corrections pourraient permettre de garder ces mezzanines. Il précise toutefois que ce genre d'installation doit répondre à plusieurs critères, notamment en matière de prévention des incendies.

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