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Le ministre Garneau bonifie l'aide à la sécurité ferroviaire 

Le ministre des Transports Marc Garneau a lancé mercredi un nouveau programme visant à améliorer la sécurité ferroviaire. Le programme servira notamment à rendre les passages à niveau plus sécuritaires au pays, mais il n'est cependant pas question du transport de matières dangereuses. 

L'enveloppe associée à ce nouveau Programme d'amélioration de la sécurité ferroviaire est de 55 millions de dollars sur trois ans, ce qui représente une hausse de 21 millions de dollars des fonds disponibles. Selon le ministre, les critères ont été élargis pour permettre à plus de projets d'être financés par Ottawa. 

L'an dernier, 46 personnes ont perdu la vie sur les rails de chemins de fer du Canada. Et quinze accidents se sont produits à l'un des quelque 20 000 passages à niveau répertoriés au pays.

Il souligne que la porte est maintenant « ouverte » aux groupes qui voudraient signaler un problème à un passage à niveau.

« On continue de faire notre travail de notre côté, mais on veut aussi entendre les différents groupes qui ont des préoccupations vis-à-vis les passages à niveau », insiste-t-il.

« C'est nous qui sommes responsables pour la sécurité ferroviaire et ça inclut non seulement la règlementation, mais ça inclut également des inspections qu'on fait régulièrement », poursuit-il. 

Différents outils 

L'amélioration de la sécurité aux passages à niveau et le long des voies ferrées pourra passer, par exemple, par l'installation de feux clignotants, de sonneries ou de barrières. Les fonds investis iront également à la recherche sur la sécurité.

En 2014, Transport Canada avait généré une liste des 500 passages à niveau les plus à risque au Canada. Parmi ceux recensés, il y avait ceux des rues King et Fontaine, à Sherbrooke, celui sur la rue Principale, à Magog, ainsi que celui sur le chemin Brigham, à Brigham. Aucun accident n'était cependant survenu à ces passages à niveau en 2014, selon le ministère.

Et du côté de Lac-Mégantic

Le ministre Garneau est également revenu sur la demande formulée par des citoyens et la Municipalité de Lac-Mégantic quant à la construction d'une voie de contournement. Le train traverse actuellement le centre-ville.

Il refuse toujours de s'engager avant que l'étude de faisabilité soit terminée. Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement doit notamment se pencher sur le projet, et un examen des terres agricoles que traverserait la voie de contournement doit aussi être effectué, a énuméré le ministre.

« On verra une fois que l'étude sera complétée », a-t-il répondu.

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