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Le Murdoch, repaire des amateurs de métal et de punk à Sherbrooke

Elles sont nombreuses, les belles salles de spectacle en région, mais peu d'entre elles peuvent se vanter, comme Le Murdoch, d'avoir accueilli une liste d'artistes digne d'une rencontre de l'ONU.

Une chronique de Dominic Tardif

Des groupes de Colombie (Dead Hero, Secta Suicida), de Finlande (Kalmah), de Belgique (Corbillard), de Norvège (Mork), ainsi que de partout au Canada et aux États-Unis ont posé leurs gigantesques amplis sur la scène de ce nouveau repaire pour amateurs de musiques métal et punk, fondé en janvier 2015.

Même des groupes de Cuba (Arrabio et Adictox) ont crié leur rage contre la machine au coeur de cette sombre et chaleureuse salle sise dans un bâtiment abritant des locaux de répétition, au coin des rues Galt Ouest et Saint-Charles.

Organisateur de spectacles depuis plus de 15 ans ainsi que membre des formations Memories Of An Old Man et Sights of War, Martin Bolduc, pilier du milieu sherbrookois des musiques tonitruantes, ourdissait depuis longtemps le projet d'un lieu où les musiciens échapperaient aux conditions souvent esquintantes prévalant dans les bars qui accueillent des groupes de niche comme les siens en tournée.

« Ce que j'aime en tant que musicien, c'est d'être traité en musicien lorsque j'arrive dans un endroit où mon groupe doit jouer », explique-t-il. Le sous-entendu est limpide : c'est rarement le cas.

« Les raisons pour lesquelles tu viens au Murdoch, c'est pour voir un show », ajoute François Custeau, de la formation ska punk sherbrookoise Les conards à l'orange, et aussi membre de Merci beauté.

Pour tous les âges 

Il arrive souvent, en tournée, que des groupes se heurtent dans les bars à des publics indifférents, voire ostentatoirement apathiques, composés de gens d'abord et avant tout sur place pour prendre un verre, plus noceurs que mélomanes.

Custeau se réjouit également du fait que la salle ouvre ses portes à tous les publics, peu importe l'âge.

« Pour un jeune musicien, avoir accès à des spectacles, ça ouvre les possibilités, ça ouvre sur le monde », rappelle, en connaissance de cause, le trentenaire ayant lui-même vu ses premiers spectacles dans une défunte salle « tous âges » codirigée par Martin Bolduc, le 116, jadis situé au 116, rue Wellington.

D'autres salles du genre ont ensuite occupé le 120-B et le 114, rue Wellington.

« Le 116, c'était une cave où il n'y avait presque pas de sonorisation, mais une chance que ça existait. J'ai vu dans ces lieux-là des spectacles qui appartiennent toujours à mon panthéon personnel : Roller Starter, Naked n' Happy, The Sainte Catherines », se souvient-il.

« Le Murdoch, c'est le retour de ça, mais avec plus de moyens et un bon kit de son, poursuit-il. Il y a des petits gars de 14, 15 ans qui ont vu leur premier show métal ici et qui se sont découvert des vocations. Ils ne peuvent pas aller voir de show dans les bars, mais ici, ils ont pogné de quoi. »

Situé au 180, rue Galt Ouest, Le Murdoch présente le 15 septembre prochain le légendaire groupe hardcore punk britanno-colombien SNFU.

Dans sa programmation automnale, qui déborde du strict cadre métal et punk, notons aussi la venue du trio électro-rock montréalais We Are Wolves, le 10 novembre.

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