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Le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke aidera les autres musées

L'expertise du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke dans la création d'expositions itinérantes lui a valu une subvention de 250 000 $ du gouvernement du Québec. Cette somme servira à créer des outils visant à partager leurs connaissances avec le ministère de la Culture, mais aussi avec d'autres musées du Québec. 

Depuis 30 ans, ce sont pas moins de 65 expositions qui ont été conçues de A à Z dans le sous-sol de l'institution muséale de la rue Frontenac. « C'est la conception comme telle, les contenus scientifiques, la conception physique, la réalisation physique de l'exposition, son emballage, son transport, son montage à l'étranger, aller réparer des choses qui ont brisé, etc. », donne en exemple le vice-président du Musée, Jean Goulet. 

C'est le ministre de la Culture et des Communications et député de Sherbrooke, Luc Fortin qui en a fait l'annonce lundi matin.

De Sherbrooke à l'Angleterre en passant par Los Angeles

« On a une exposition qu'on a faite sur les cellules souches et qui est présentée à Los Angeles qui a été vue par 382 000 visiteurs cet été. Ce sont des expositions qui sont capables d'en prendre. Souvent, on bouge l'exposition, on lui touche, un lève un morceau. Il faut que le contenu soit bon, mais il doit être robuste aussi pour résister à 250 enfants qui vont passer dans la journée. C'est toute une expertise qu'on a développée et nous sommes très contents que les autres entreprises soient également mises à profit », ajoute-t-il. 

Cette expertise est non seulement unique au Québec, mais également à l'échelle du pays. « Nous sommes le plus gros producteur d'expositions de moyenne envergure au Canada. C'est un secret bien gardé à Sherbrooke! » dit-il. Les expositions créées ici voyagent beaucoup de l'Atlantique au Pacifique, mais se retrouvent aussi un peu partout aux États-Unis et en Europe. 

Douze personnes travaillent à la conception d'expositions au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke. Ce créneau permet au Musée d'être un peu moins dépendant des subventions gouvernementales. « C'est très stabilisant. Il n'y a rien comme de se créer sa propre expertise! Le fait de diversifier ses opérations permet de garder notre monde. C'est comme les gens qui tondent la pelouse l'été, déneigent les cours l'hiver », croit M. Goulet.

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