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Le parc des Sommets à Bromont pourra voir le jour

Il était minuit moins une pour le projet du parc des Sommets de Bromont. L'association Protégeons Bromont devait trouver 2.4 millions de dollars pour la création du parc sur le massif du mont Brome. C'est maintenant chose faite, Québec a confirmé dimanche une subvention maximale de 4 millions de dollars.

« C'est l'aboutissement de tout près de quatre ans, d'un travail intense. Pour moi, c'est ce dossier-là qui a été la bougie d'allumage, qui m'a amené en politique », s'est réjoui le maire de Bromont, Louis Villeneuve.

La nouvelle a été bien accueillie autant par les militants en faveur du projet que par l'homme d'affaires Charles Désourdy, propriétaire des terrains et de Bromont, montagne d'expériences.

« C’est un soulagement parce que c’est un dossier très sensible, ça fait cinq ans qu’on en parle à Bromont. Je pense que la finalité est extraordinaire, on a accès à la nature et on a une grande partie en conservation », a-t-il souligné. Il ajoute que l'argent de la vente lui permettra d'investir au centre de ski.

« Si on veut être capable d'annoncer bientôt de belles choses pour la montagne, il fallait régler le dossier rapidement », note-t-il.

Une longue bataille

L’histoire remonte en 2013. Charles Désourdy, le propriétaire du site, envisage de construire 27 maisons de luxe. La communauté du coin se mobilise pour empêcher le projet et une association, Protégeons Bromont, est créée pour contrer le promoteur.

L’association devait trouver huit millions de dollars pour acheter les terrains et créer le parc naturel. La ville de Bromont a contribué à hauteur de 2,75 millions de dollars. L’ONG Conservation de la nature Canada a fourni une aide de 1,5 million de dollars. Une campagne de financement au sein de la population a également permis d'amasser un million de dollars dans la communauté.

Du 4 millions annoncés par Québec dimanche, 2,4 millions proviennent du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques. Le ministère du Tourisme a fourni le reste, en échange d'une promesse de l'ouverture d'un économusée de l'érable au sein du parc.

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