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Le pistolet électrique testé dans cinq postes de la SQ : Shawinigan et Drummondville sont du lot

La Sûreté du Québec (SQ) met sur pied un projet pilote sur l'utilisation du pistolet à décharge électrique cet automne dans cinq de ses postes : Shawinigan, MRC de Drummond, MRC d'Argenteuil, MRC de Beauharnois-Salaberry et poste autoroutier Montérégie-Est.

Un texte de Michelle Raza

Un nombre restreint de policiers des postes ciblés seront munis d'un pistolet Taser pendant un an. Ils auront au préalable suivi une formation de trois jours et devront se requalifier chaque année.

Des données seront enregistrées à chaque fois qu'un policier dégainera son arme électrique, même s'il ne donne pas de décharge.

Les données seront colligées par la Sûreté du Québec, qui étudiera par la suite si l'utilisation du pistolet Taser devrait être élargie à l'ensemble de ses postes. L'échéancier du projet pilote reste encore à préciser.

Le projet-pilote avait été annoncé par le directeur général de la SQ Martin Prud'homme le printemps dernier, lors d'un sommet interdisciplinaire sur l'usage de la force à l'École nationale de police du Québec, à Nicolet. Il avait alors été question de trois unités de la région de Montréal ciblées pour le projet. Les postes de Shawinigan et Drummondville se sont ajoutés à la liste pour augmenter l'échantillon du projet pilote.

Certains corps policiers québécois utilisent déjà le pistolet Taser, comme les groupes tactiques d'intervention de la Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

En juillet 2014, un coroner avait conclu que le pistolet électrique devrait être davantage utilisé par les policiers, plutôt que de recourir à une arme à feu. 

Dix policiers de Shawinigan armés d'un pistolet Taser

Dix des 80 policiers du poste de la ville de Shawinigan de la Sûreté du Québec participeront au projet pilote.

Le maire de Shawinigan voit plutôt d'un bon œil le fait que le projet pilote se passe en partie dans sa municipalité. « Je vois ça comme une étape intermédiaire avant d'en arriver à l'utilisation de l'arme à feu, explique Michel Angers. Mais je vais quand même suivre ça de très près. »

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