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Le plan de redressement du Cégep de Sherbrooke dévoilé

Le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke s'inquiète des nouvelles compressions qui doivent être imposées à l'établissement. Le Cégep fait face à un déficit de près d'un million de dollars et le ministère de l'Éducation exige que ce manque à gagner soit résorbé. Le plan de redressement devrait s'étendre sur cinq ans à compter de l'année 2016-2017. 

Entre autres mesures adoptées, notons l'abolition d'un fonds destiné à la recherche par des professeurs. « Le Cégep doit aussi avoir recours à des hausses de frais d'inscription, à l'élimination potentielle d'activités et il y a aussi d'autres compressions dans les services que l'on offre aux étudiants. On trouve ça totalement innacceptable. Le gouvernement du Québec place notre administration dans une position totalement intenable. Une semaine après un budget où on nous dit que l'éducation est une priorité, on trouve ça assez paradoxal de voir où on en est rendu au Cégep de Sherbrooke », s'indigne le président du Syndicat du personnel enseignant, Steve McKay. 

Avec la hausse des frais d'inscription de 30 $ par session, le Cégep ira chercher 350 000 $ de plus. 

Le budget Laitäo d'aucun secours

La direction a présenté le plan de redressement au syndicat une semaine avant la présentation officielle au conseil d'administration. « C'était une rencontre pour nous mettre au fait de ce plan; ce n'était pas une rencontre de négociation avec voix au chapitre. [...] On a mentionné, lors de cette rencontre, notre très grande déception devant les compressions qui seront mises en place. Ça fait plusieurs années que l'on réclame un meilleur investissement en éducation et qu'on invite notre direction à être plus militante et même à refuser de faire les coupes. Ce n'est pas le choix qui a été fait. Maintenant on voit les résultats de l'austérité libérale. »

Selon le président, les sommes en éducation annoncées dans le dernier budget Laitäo ne pourront pas venir en aide au Cégep. « Les nouvelles sommes investies, du moins ce que l'on en a comprend, c'est qu'elles seront attachées à des projets spécifiques. Le budget de la semaine dernière, malgré tout ce que le gouvernement peut bien dire, c'est à peine ce qui couvre les coûts du système. »

Steve McKay croit qu'il faut repenser le mode de financement du système d'éducation et surtout au niveau des cégeps. « Ça prend aussi un meilleur appui du gouvernement. Or, ce qu'on a vu la semaine dernière, ce n'est pas le cas. »

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