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Le projet d'agrandissement de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska a une « saveur politique », dit la CAQ

À Victoriaville, le projet d'agrandissement et de réaménagement de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska passe à une autre étape. Il a été inscrit au Plan québécois des infrastructures dans la catégorie « Projet à l'étude ».

Lors d'un point de presse ce matin, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barette, a affirmé que cette inscription garantit la réalisation du projet. Selon lui, cet agrandissement était devenu un incontournable pour la région.

« On tente d'ordonner les projets du plus désuet au moins désuet. C'est notre objectif dans la capacité financière qu'on a. Il y a plus de besoins que de financement disponible. On choisit nos projets en fonction de la sévérité de la désuétude. Ici, la question ne se pose même pas », a-t-il dit à la suite de l'annonce.

Le projet vise notamment un agrandissement d'un peu plus de 5000 mètres carrés et la modernisation du bloc opératoire. L'objectif est aussi de faire passer la capacité de la salle d'urgence de 16 à 24 civières.

Les travaux représentent un investissement de 51,6 millions de dollars. À cette étape-ci, un montant de 1,6 million de dollars est disponible pour compléter l'étude de l'élaboration d'opportunité. Une fois les travaux entamés, il faudra entre cinq et sept ans avant de les terminer.

À la veille d'une élection dans Arthabaska

Cette annonce survient à l'aube d'une élection partielle dans la circonscription d'Arthabaska, laissée vacante par la députée caquiste Sylvie Roy, décédée en juillet dernier. 

Le ministre Gaétan Barrette se défend d'utiliser cette annonce à des fins politiques, mais a quand même profité de l'occasion pour présenter le candidat libéral, Luc Dastous. 

De son côté, le président-directeur général du CIUSSS de la Maurice-et-Centre-du-Québec, Martin Beaumont, est d'avis qu'il ne s'agit pas d'un projet opportuniste.

Également présent, le candidat pour la Coalition avenir Québec, Éric Lefebvre, soutient que le fait que Québec fasse cette annonce à l'aube de l'élection lui donne une saveur politique. « 

 On nous dit que le projet va être à l'étude. Ça fait sept ans qu'on parle de ce projet-là. Et là, on nous parle d'un projet qui va se réaliser de cinq à sept ans », ajoute-t-il.

La direction du CIUSSS de la Maurice-et-Centre-du-Québec assure quant à elle être avancée dans la préparation du projet, ce qui pourrait permettre de raccourcir l'échéancier.

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