Quinze serres de production et un bâtiment multifonctionnel de plus de 100 000 pieds carrés comprenant un centre de recherche, une école, un restaurant, un hôtel-spa, un musée, un centre d'interprétation, une boutique et un centre de recherche sur le chanvre à des fins industrielles seraient construits à Weedon d'ici l'automne 2018.

Au coût de 200 millions de dollars, le « Projet Weedon » devrait permettre à l'entreprise MYM Nutraceuticals Inc. de faire ses premières récoltes de cannabis médicinal et de chanvre à des fins industrielles pour 2019. Une demande officielle d'autorisation a été déposée à Santé Canada en juin dernier.

« Santé Canada se rend compte qu'il y a déjà des pénuries qui sont prévues et que, tant pour le récréationnel que pour le médical, il y a de grands besoins qui ne sont pas comblés », mentionne Yann Lafleur, président de CannaCanada, qui fait le lien entre Weedon et l'entreprise pharmaceutique.

Les promoteurs tenaient une présentation officielle du projet auprès de la population jeudi.

« C'est un milieu qui est appelé à exploser, ajoute-t-il. C'est d'une importance majeure et ce n'est pas tout à fait tout le monde qui comprend l'importance de cette révolution au point de vue de la santé et du remplacement de produits, comme le plastique. Il va y avoir une demande de main d'oeuvre et il va falloir la former et l'éduquer. »

S'il se réalise, le projet permettrait la création de 400 emplois directs et de 800 emplois indirects, estiment les promoteurs. Des chiffres qui n'effraient pas le maire de la municipalité de quelque 2700 personnes.

Ce dernier assure que le projet n'est pas trop gros à absorber pour sa communauté et que des quartiers résidentiels ont déjà été imaginés.

« Nous, ce qu'on veut, c'est un développement qui se fait de façon réfléchie, raisonnable et tranquillement. On pense qu'on va être capable de le gérer progressivement. On a déjà commencé à parler de quartier qu'on allait développer, un quartier écoresponsable avec une partie solaire, il y a d'autre potentiel de développement et je pense que notre communauté peut s'épanouir à l'intérieur de ça tout en gardant son cachet un peu particulier. »

D'ici-là, les promoteurs entendent poursuivre leurs efforts dans le but de renseigner les gens sur le chanvre et ses propriétés.

« Quand quelque chose est prohibé comme ça l'a été en 1923 avec l'alcool, eh bien on n'en parle plus à l'école ni dans les bonnes familles et ce qui reste, c'est les échos de ce qui se murmure dans la ruelle et les arrières-cours », résume Yann Lafleur.

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