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Le Renouveau sherbrookois nuit à la démocratie municipale selon des candidats indépendants

À moins d'un mois des élections municipales, quatre candidats indépendants s'interrogent sur la pertinence du Renouveau sherbrookois, le parti politique du maire sortant Bernard Sévigny.

Pour Paul Gingues, Pierre Tremblay, Pascal Cyr et Pierre Avard, la ligne de parti est, en règle générale, une nuisance pour la démocratie municipale et désavantage les résidents.

Selon les chiffres avancés par les quatre candidats, au cours des quatre dernières années, 110 résolutions ont fait l'objet d'un vote au conseil municipal. La plupart des conseillers du Renouveau sherbrookois ont voté en faveur de la quasi-totalité d'entre elles.

« Le maire peut penser ce qu'il veut, ces gens votent avec leur parti, mais c'est souvent contre les intérêts de [leurs] citoyens », croit le candidat dans le district Desranleau, Pascal Cyr.

Il cite en exemple le peu de questions soulevées par les conseillers municipaux lors de la présentation du projet immobilier de 50 M$ d'un consortium privé dans l'aventure Well Inc.

Le regroupement du Groupe Custeau, du Fonds immobilier de solidarité de la FTQ et de SherWeb a signé une entente d'exclusivité avec la Ville de Sherbrooke d'une durée de six mois afin que celui-ci présente un concept immobilier au coeur de la rue Wellington Sud.

« Ça m'apparaît contre bien des principes fondamentaux, c'est-à-dire d'avoir différents projets pour les soupeser, les comparer et de choisir celui qui sera le mieux pour l'ensemble des citoyens », souligne-t-il.

À son avis, le maire a la responsabilité de tenir compte de l'ensemble des opinions de chacun des conseillers, ce qui, selon lui, n'a pas été fait au cours des dernières années. Ce qui a mené à une ambiance souvent « catastrophique », pense-t-il.

Pour Pierre Avard, candidat dans le district du Pin solitaire, l'élection du 5 novembre prochain prend des allures de « véritable référendum. »

Le maire réplique

En réponse aux propos des quatre candidats indépendants, le maire Bernard Sévigny dément le fait que les conseillers du Renouveau sherbrookois doivent toujours respecter la ligne de parti.

Il cite en exemple Vincent Boutin et Danielle Berthold qui ont voté contre la venue de Costco au Plateau Saint-Joseph.

« Je ne vois pas où est le malaise. Ils disent que le parti politique n'a pas sa place [en politique municipale], mais dans les dix grandes villes du Québec, il y a neuf endroits où il y a des partis politiques et Sherbrooke en fait partie », a-t-il tenu à rappeler.

Pour être candidat du Renouveau Sherbrookois, le maire a toutefois précisé qu'ils doivent être en accord avec les 15 engagements électoraux du parti.

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