Retour

Le retour des mises en échec restrictives dans le sport étudiant bien accueilli en Estrie

Le monde du sport étudiant en Estrie applaudit la décision d'Hockey Québec de permettre, dès l'an prochain, les mises en échec restrictives chez les juvéniles 15-16 ans de deuxième division.

« Ça fait longtemps nous qu'on pense que le calibre juvénile, division deux, pourrait être en mesure d'avoir de la mise en échec. L'an passé, Hockey Québec avait décidé de l'interdire », rappelle le directeur général de l'Association du sport étudiant des Cantons-de-l'Est, Olivier Audet.

À l'époque, la décision avait été prise pour éviter d'exposer des jeunes souvent de tailles et de poids différents à des risques de commotions cérébrales. Mais pour Olivier Audet, la sécurité demeure un enjeu important.

« D'ailleurs, dans ce projet pilote, on va s'assurer, les écoles qui vont vouloir embarquer, qu'il va y avoir un suivi serré. Ils vont devoir rapporter tout cas de commotions cérébrales et le Dr Dave Ellemberg, de l'Université de Montréal, va aussi faire partie de ce programme-là », soutient-il.

Les mises en échec seront permises, mais avec restriction, note l'entraîneur-cadre des Harfangs de l'école secondaire du Triolet, Dominic Desmarais.

La Ligue de hockey préparatoire (LHPS) scolaire et la ligue interscolaire du Québec réunissent plus de 2000 jeunes joueurs de hockey dans des programmes où les études sont prioritaires. Un succès qui démontre la popularité du hockey scolaire, selon le directeur général de Hockey Estrie, Jasmin Gaudet.

« La mise en échec a été un des points tournants qui explique pourquoi la LHPS n'a pas voulu travailler avec Hockey Québec. Eux désiraient la mise en échec complète pour toutes les catégories. Ils ne faisaient pas une distinction entre les différents calibres de jeu », explique-t-il.

La décision d'Hockey Québec est de ramener une trentaine de collèges privés au sein des associations régionales de sport étudiant.

« Maintenant qu'on va avoir un projet pilote, c'est certain qu'on souhaite que ces écoles-là reviennent avec nous comme elles le sont dans l'ensemble des sports », espère Olivier Audet.

Plus d'articles