La patineuse de vitesse Kim Boutin entre en piste, samedi, pour tenter de décrocher sa place au sein de l'équipe canadienne en vue des prochains Jeux olympiques. Après avoir connu des hauts et des bas, la Sherbrookoise de 22 ans représente aujourd'hui un espoir important pour le pays. Portrait.

Un reportage de Kim Vermette

C’est à l’aréna Maurice-Richard de Montréal que Kim Boutin tentera d’obtenir son passeport pour Pyeongchang 2018. Mais c’est à l’aréna Eugène-Lalonde de Sherbrooke qu’elle a avalé les tours de pistes, et où tout a commencé. Kim Boutin souhaitait marcher, ou plutôt glisser, dans les pas de son grand frère Frédéric.

« Moi, je suis mon frère. La petite fille comme ça, le petit chien de poche à son frère », se rappelle-t-elle.

Rapidement, le talent de Kim pour les sports se fait remarquer. En patinage de vitesse, mais aussi au soccer, un sport qui l’a mené au Centre national de haute performance de soccer à Montréal, pendant un an. Un an pendant lequel elle a mis le patinage de vitesse en veilleuse. « Il y a un moment où j’ai choisi le soccer. Mais la passion tirait vraiment plus vers le patin de vitesse, donc je suis revenue ici, à 15 ans. »

À son retour sur la glace, elle comprend qu’elle a fait le bon choix. Son talent est indéniable, et rapidement elle grimpe les échelons jusqu’à se retrouver aux côtés des St-Gelais, Drolet et Maltais sur la ligne de départ. « À ce moment-là, je ne pensais pas que ça pouvait être réalisable de patiner contre les meilleures au Canada. Vraiment, le top cinq! »

Sans s’imposer, la patineuse prend part à ses premiers essais olympiques en 2013. Elle termine alors 12e. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’elle réalise tout son potentiel.

Une envolée vers les Olympiques?

Depuis, elle ne cesse d'impressionner. L'an dernier, elle a terminé 2e au classement national, en plus d'accumuler les médailles lors des Coupes du monde. Des résultats de bon augure pour une aventure olympique, une possibilité qui commence tranquillement à s’imposer dans l’esprit de la patineuse.

Et si Pyeongchang devient réalité, Kim sait que ses meilleurs partisans, ses parents, seront là pour l’appuyer. Son père, Pierre Boutin, estime d’ailleurs qu’elle est dans une bonne forme mentale pour y parvenir.

« Je la sens sereine, alors je pense que quelque part, elle est dans un positionnement assez favorable pour que [ça se passe bien] », soutient-il.

Kim se donne maintenant comme mission d'aller au bout de son talent, et de son rêve. Celui de grimper sur la plus haute marche du podium olympique.

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