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Le rêve olympique : une histoire de famille pour les Naisby

Il y a 40 ans, alors que Montréal accueillait le monde lors de la présentation des Jeux olympiques d'été, Paul Naisby de Sherbrooke prenait part aux compétitions de natation pour l'équipe de l'Angleterre. L'été prochain, il pourrait être un papa qui encouragera ses enfants dans la piscine olympique de Rio.

Un texte de Geneviève Proulx

« Ç'a été un moment de ma vie extraordinaire! Les Jeux ont été, pour moi, le meilleur moment de ma carrière d'athlète. L'événement même était gigantesque pour quelqu'un qui arrive pour participer parmi les milliers d'athlètes et les millions de personnes qui regardaient ça. Le stade olympique n'était pas terminé de construire, mais la piscine était magnifique! C'était vraiment merveilleux », se rappelle-t-il.

Lorsqu'il a nagé dans la piscine olympique montréalaise, Paul Naisby avait 21 ans. « Ce n'était pas ma première participation à des Jeux olympiques. J'avais participé à ceux de Munich quatre ans auparavant. Je n'avais que 17 ans. La deuxième fois, à Montréal, j'avais passé au travers différents niveaux de compétitions internationales pour me rendre là. »

Disqualifié lors de la finale du 200 m brasse, M. Naisby sait qu'il a eu toute une chance de participer à ces compétitions d'envergure. « Très peu de monde peut accéder à ça. C'était un peu plus facile dans mon temps parce qu'il était possible d'avoir trois nageurs par pays pour chaque épreuve. Actuellement, ce sont deux par épreuve », dit-il.

Les deux enfants de Paul Naisby, Jonathan et Alexandra sont aussi des nageurs très actifs dans les réseaux universitaire et civil. Ils nagent même dans la même discipline : la brasse! 

« C'est toujours très intéressant d'entendre ses histoires. On en a entendu parler toute notre vie. Ce sont des choses que l'on voit à la maison avec toutes les médailles qu'il a rapportées des Jeux. C'est quelque chose que l'on peut regarder et voir comme un rêve que l'on peut accomplir », soutient Jonathan Naisby. 

En route vers les essais olympiques

À 22 ans, Jonathan espère toujours prendre part lui aussi à son tour à des Jeux olympiques. « Aujourd'hui, les nageurs performent de plus en plus vieux. On peut voir que c'est de 26 à 28 ans que les nageurs sont à leur meilleur. » Sa soeur souligne que cet âge est un peu plus jeune du côté des femmes, soit 25 ans. « Mais il y a de bonnes nageuses jusqu'à 30 ans », dit Alexandra Naisby.

Jonathan s'entraîne fort pour les Jeux de Rio en 2016. « Ça fait quatre ans que j'ai cet objectif. Les essais olympiques auront lieu en avril. J'ai toujours des chances de participer. Ça fait plusieurs années que je fais les finales au niveau canadien. Comme il y a toujours beaucoup de gens qui ont le même objectif, mais il n'y a que deux personnes qui peuvent y aller. »

Sa soeur a également le même objectif de nager au Brésil l'été prochain.

Même si leur père suit leur carrière de près, il a accroché son titre d'entraîneur depuis longtemps. « J'ai déjà aidé dans leur jeunesse, mais maintenant je me tiens loin. C'est David Li Fok Waï qui est leur entraîneur maintenant. Les parents sont quand même importants dans la vie d'un athlète. Dans le sport de haut niveau, les athlètes ne peuvent pas passer au travers sans du soutien et les parents jouent un rôle assez majeur. Mon épouse Carole est toujours très motivée à les aider aussi. »

Est-ce que l'on verra un deuxième et même une troisième Naisby en compétition olympique? Une histoire à suivre au début avril alors que les essais olympiques se dérouleront à Toronto en vue de constituer l'équipe canadienne. 

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