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Le Salon du livre de l'Estrie va à la rencontre des gens

Partager leur passion pour la lecture et l'écriture, donner le goût aux jeunes et moins jeunes de lire, de s'évader avec les personnages de leurs romans ou encore ceux d'autres oeuvres. C'est ce qu'ont fait les auteurs Simon Boulerice et Mylène Gilbert-Dumas lors de deux activités distinctes organisées hors des murs du Salon du livre de l'Estrie.

« Un événement a changé ma vie : ma professeure de quatrième année s'appelait Marie-Andrée. Elle m'a dit que j'écrivais bien. Elle parlait de ma calligraphie, mais moi j'ai cru que j'étais un écrivain. Je me suis donc forcé de bien écrire toute l'année pour donner raison à Marie-Andrée », raconte d'entrée de jeu l'auteur Simon Boulerice aux élèves de quatrième secondaire rassemblés au Séminaire de Sherbrooke.

Originaire de Saint-Rémi en Montérégie, l'auteur de 36 ans vit aujourd'hui à Montréal. Ses livres s'adressent autant aux jeunes qu'aux adultes. Il jongle avec de nombreux styles, allant de la poésie, en passant par les nouvelles et les romans. Il prend plaisir à rencontrer les jeunes.

« J'aime beaucoup les lecteurs du secondaire. Je trouve que c'est une époque où on est très fragile. On est des éponges. Moi il y a des oeuvres qui m'ont troublé, m'ont transformé. Je pense que c'est un beau moment pour m'inscrire dans la vie d'un lecteur », ajoute-t-il en entrevue.

Il conseille d'ailleurs aux jeunes de trouver « la chose » qui les passionne, peu importe le style de lecture qu'ils préfèrent.

« Je pense qu'il y a plein de types de littérature. Des fois c'est la BD qui raisonne, des fois c'est le guide de l'auto. Je pense qu'il faut trouver sa porte d'entrée. Je pense qu'il faut arrêter d'être sectaire. La littérature, c'est vaste », croit Simon Boulerice.

Et l'inspiration? Il la puise dans son quotidien. C'est le message qu'il a voulu transmettre aux jeunes du Séminaire de Sherbrooke qui auront d'ailleurs comme mandat en classe d'écrire une nouvelle littéraire. L'auteur leur conseille d'observer, d'être à l'affût et de s'inspirer de leur vécu dans leur processus de création.

« Je suis déjà une grande lectrice, alors ça m'a encore plus donné envie de le lire », confie tout sourire Racha Lazreg.

« J'ai vraiment aimé ça qu'il nous parle de son expérience. Comme la plupart des gars, on avait un peu moins d'intérêt à venir ici, mais on sort de là avec un bagage de plus », renchérit Justin Valiquette.

Des aînés passionnés

À l'autre bout de la ville, l'auteure sherbrookoise Mylène Gilbert-Dumas a pris un énorme plaisir à rencontrer des résidents de Sélection Rock Forest. Elle leur a partagé les anecdotes qui ont mené à l'écriture de ses romans.

« Je travaille toute seule, chez moi, donc les gens connaissent seulement le résultat de mon travail. Là, les gens voient ce qu'il y a derrière la création, mais derrière l'auteure aussi », confie-t-elle en entrevue.

« Moi les livres ce sont mes amis. J'aime beaucoup la lecture, je trouve que c'est un moyen d'évasion », souligne une résidente.

« La présentation [de Mylène Gilbert-Dumas] c'est vraiment intéressant. Je suis une grande liseuse [sic]. Je peux lire deux ou trois heures d'affilée », ajoute une autre.

Mylène Gilbert-Dumas et Simon Boulerice seront présents au Salon du livre de l'Estrie qui se tient jusqu'au 15 octobre au Centre de foires de Sherbrooke.

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