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Le Séminaire de Sherbrooke gagne son pari avec ses classes virtuelles

Les salles de classe étaient désertes au Séminaire de Sherbrooke lundi. L'institution d'enseignement a offert à ses 800 jeunes du secondaire la possibilité de faire des cours de façon virtuelle dans le confort de leur foyer.

Marianne et Maxime Fortier ont décidé d'inviter des amis à la maison pour cette journée de première numérique au Séminaire de Sherbrooke. Munis de leurs tablettes et ordinateurs, ils ont suivi tous leurs cours à distance.

« Notre but premier c'est que nos jeunes, avec l'aide de la technologie, puissent développer de l'autonomie et faire en sorte qu'ils se retrouvent dans des contextes différents. C'est intéressant aussi pour les élèves qui se sont regroupés de travailler ensemble et s'entraider même s'ils ne sont pas dans la même année ou la même matière » , explique Jean-Marc-Poulin, directeur des services pédagogiques du secondaire.

Dès le début des classes, les élèves devaient signaler leur présence en répondant à une question de leur enseignant. Par la suite, différentes options s'offraient à eux comme écouter une capsule vidéo, revoir certaines notions et faire des exercices. À la fin du cours, l'élève devait remettre un travail de façon virtuelle. La direction a donc tout mis en place pour s'assurer d'une bonne participation.

« Grâce aux programmes qu'on utilise, je peux aller voir en temps réél ce que les jeunes sont en train d'écrire. Je peux aussi leur faire des suggestions en temps réél. Ils m'envoient aussi des messages lorsqu'ils ont des interrogations. Ça se passe vraiment bien », raconte l'enseignant Félix Arguin.

L'expérience a semblé plaire aux élèves rencontrés. Maxime Fortier, qui est en première secondaire, estime qu'il a gagné du temps en faisant l'école à la maison. « Lorsque mes exercices sont terminés et que j'ai remis mon devoir, je peux aller faire autre chose en attendant le prochain cours. »

Étienne Ménard, de son côté, a aimé l'expérience même s'il avoue préférer le temps passé à l'école. « Pour ma part, j'aime mieux travailler en classe parce que ça me permet de rester plus concentré », raconte l'élève de quatrième secondaire.

Le Séminaire de Sherbrooke est satisfait de cette première virtuelle. Le directeur des services pédagogiques du secondaire, Jean-Marc Poulin, précise que l'expérience a été concluante et que cette approche pourrait permettre à des élèves qui doivent s'absenter pour des raisons de maladie, de voyages ou autre, de garder le cap sur la matière sans prendre de retard.

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