Retour

Le service 911 de Sherbrooke célèbre ses 20 ans

Trois millions. C'est le nombre d'appels qui ont été reçus à la centrale d'urgence du 911 de Sherbrooke depuis 1995. Le service célèbre cette année ses 20 ans d'existence. 

La chef de division du service, Anne Berty, se souvient du moment où les Sherbrookois ont pu commencer à composer le 911 en cas d'urgence. Elle a fait partie du premier groupe de préposés.

« C'était demandé par la population, par les services d'urgences de centraliser tout ça pour être capable de mieux répondre lors d'interventions », se remémore-t-elle.

ll serait aujourd'hui difficile de se passer de la centrale devenue au fil du temps une véritable courroie de transmission. « De ces 3 millions d'appels reçus, il y en a 800 000 qui sont des appels 911. Évidemment, les niveaux d'urgence varient énormément. Ça passe d'un citoyen qui voit une bagarre sur le bord de la rue [..] jusqu'à la conjointe qui a trouvé son conjoint [mort] », résume-t-elle.

En plus de Sherbrooke, la centrale 911 de la ville dessert les territoires de Bolton-Est et Lac-Brome.

« [Le préposé] est en mesure d'écouter ce que le citoyen lui dit et en pesant sur une pédale, de relayer l'information aux intervenants d'urgence en continuant d'écouter le citoyen », poursuit-elle.

Souvenirs marquants

Malgré les formations en continu et le soutien de leurs pairs, les préposés ont sans doute une longue liste de moments qui les ont marqués.

Anne Berty se souvient notamment d'un appel logé in extremis par un père de famille, dont la maisonnée avait été exposée au C02. « S'il n'y avait pas eu cette intervention, c'est sûr qu'on les aurait tous retrouvés morts le lendemain », soutient-elle.

Et bien sûr, il y a la triste explosion de l'entreprise Neptune, le 8 novembre 2012. Anne Berty avait dû retourner sur son ancien siège et prendre des appels, alors que le flot était trop élevé pour répondre à tout le monde en même temps.

Par hasard, c'est aussi cette journée que le ministère de la Sécurité publique avait choisi pour rendre visite à la centrale de Sherbrooke, afin de s'assurer qu'elle répondait aux normes. « Inutile de vous dire qu'on a été certifié », raconte Mme Berty.

La centrale originale, en 1995

La centrale originale, en 2003, avec des équipements actualisés

La centrale actuelle 

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine