Le temps glacial était attendu au Vignoble de l'Orpailleur, à Dunham, pour lancer les vendanges de vin de glace.

La récolte de raisins gelés se fait toujours à la mi-décembre et, cette année, les conditions semblent idéales.

L'an dernier, la température n'a pas fait des siennes, mais le copropriétaire du vignoble Charles-Henri de Coussergues se souvient qu'il y a deux ans, un temps exceptionnellement doux en décembre lui a fait perdre toute sa récolte.

Le viticulteur se lève tôt pour récolter le raisin aux petites heures. En deux heures, il peut facilement avec son équipe récoltée 4500 kilogrammes du précieux fruit qui sert à préparer son vin de glace.

« Il faut des températures froides, parce que le raisin a desséché pendant plusieurs semaines dans les vignes. Quand on le ramasse, il faut qu'il soit gelé pour que quand on le presse dans la journée, ça soit le concentré qu'on obtienne », explique monsieur de Coussergues, qui n'hésite pas à goûter le raisin gelé. « C'est important, la dégustation du raisin à ce moment-ci, parce qu'on découvre déjà des goûts de litchi, d'abricots séchés et de miel. Ce que l'on souhaite, c'est une concentration de sucre et d'arômes », ajoute-t-il.

Pour réussir un bon vin de glace, il faut être patient. Lors des vendanges automnales, il suffit de trois heures pour presser le raisin, comparativement à 60 heures pour les vendanges hivernales.

Les vendanges de vin de glace se poursuivent dans les prochains jours. Son produit final se retrouvera sur les tablettes dans un an.

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