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Les baguettes en attente: mouvement de solidarité qui gagne en popularité!

Depuis qu'il a adhéré au mouvement « baguette en attente » il y a un an, le propriétaire de la boulangerie Dufeu du centre-ville de Sherbrooke a distribué pas moins d'une quinzaine de pains par semaine à des gens qui n'ont pas les moyens de s'en payer. 

Un texte de Brigitte Marcoux

Le concept est fort simple : le client qui s'arrête à son commerce peut « donnez au suivant ».  Il met de l'argent dans un pot pour payer une baguette à une personne dans le besoin qui passera à la boutique.

« Une baguette coûte 2,50 $. Le client débourse 2 $ pour payer la baguette et nous absorbons la différence », explique Daniel Dufeu, propriétaire de la boulangerie.

Il inscrit ensuite la baguette en attente sur une petite ardoise. Les donateurs et les bénéficiaires peuvent ainsi voir le nombre de baguettes en attente et celles qui sont distribuées.

Monsieur Dufeu a été le premier boulanger du Québec à adhérer au mouvement de solidarité qui s'inspire du concept « café en attente », initié à Naples en Italie en 2011.

« On dit le pain quotidien, parce que ça prend du pain tous les jours, alors pour quelqu'un qui est serré dans son budget, et qui peut venir se chercher une baguette, je pense qu'il l'apprécie beaucoup », ajoute fièrement Monsieur Dufeu.

Le boulanger de la rue Bowen, au centre-ville, donne en moyenne deux ou trois baguettes par jour.

« Notre grosse journée c'est le samedi. Nous sommes situés tout près du comptoir familial, et les gens passent ici après leur visite au comptoir pour recevoir leur baguette » explique M. Dufeu.

D'autres commerces participent

À Sherbrooke, quelques commerces participent à ce genre de mouvement solidaire. Il est donc possible d'offrir au suivant un thé, une baguette ou même une soupe.

Lise Pressé, des Plats de Charlotte, a distribué 302 soupes depuis son adhésion au mouvement, il y a 2 ans. Une trentaine de soupes attendent toujours de trouver preneur. 

Selon Mme Pressé, ceux qui reçoivent donnent à leur tour. Il arrive fréquemment que les personnes venant chercher une soupe prépayée de verser la monnaie de leur poche dans le pot récupérant les dons. 

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