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Les Canadiens en campagne électorale pour 78 jours

La plus longue campagne de l'histoire moderne du pays est commencée. Le premier ministre Stephen Harper s'est rendu à Rideau Hall dimanche matin pour demander au gouverneur général David Johnston de dissoudre le Parlement avant de participer à son premier rassemblement partisan dans la circonscription de Mont-Royal en soirée. 

M. Harper a déclenché une rare campagne électorale estivale qui va s'étendre sur trois mois - 78 jours - pour un scrutin le 19 octobre prochain.

« Une élection n'est pas un concours de popularité. Le 19 octobre, les Canadiens vont faire un choix sérieux entre une expérience concrète qui a fait ses preuves et une approche dangereuse qui a déjà échoué et qui échoue dans d'autres pays », a déclaré Stephen Harper.

« La gestion de l'économie reste la priorité première de notre gouvernement », a-t-il poursuivi, évoquant aussi l'importance de la sécurité.

Stephen Harper a été interrogé par rapport au fait que le devancement de cette campagne allait coûter très cher aux contribuables et pourrait avantager les conservateurs.

« Chacun connaît la date de l'élection et les campagnes des autres partis ont déjà démarré. Quand il est question des avantages de notre parti, le fait que nous sommes mieux financés et plus organisés, ces avantages existent que nous lancions la campagne ou non! », a répondu M. Harper, réitérant que chaque parti politique devait suivre les mêmes règles électorales.

Voici les principaux mots utilisés par Stephen Harper lors de son discours dimanche :

D'ici le vote du 19 octobre, chaque parti politique aura le droit de dépenser 675 000 $ par jour, chaque candidat 2700 $ par jour. Environ la moitié de cette somme sera remboursée aux partis et aux candidats par les contribuables canadiens.

Bien que la campagne électorale ne soit lancée officiellement qu'aujourd'hui, tous les partis politiques, y compris les conservateurs, ont commencé il y a déjà plusieurs semaines à bombarder les ondes de publicité pour mettre en valeur leur propre plan ou critiquer leurs adversaires.

Le 19 octobre, les Canadiens éliront 338 députés fédéraux. C'est 30 de plus qu'en 2011, la carte électorale ayant été redessinée. Au Québec, ce sera 78 circonscriptions plutôt que 75.

À la dissolution de la Chambre, les conservateurs comptaient 159 députés, le NPD, 95, le Parti libéral 36, le Bloc québécois 2, les Verts 2, Forces et Démocratie 2. Il y avait aussi 8 indépendants et 4 sièges vacants.

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Premier rassemblement partisan

En début de soirée, Stephen Harper a lancé la campagne des conservateurs en participant à un rassemblement partisan dans la circonscription montréalaise de Mont-Royal.

Quelques centaines de partisans étaient réunis pour entendre le discours du premier ministre sortant, qui a également été accueilli par des dizaines de manifestants opposés à ses politiques.

M. Harper y a vanté le bilan économique de son gouvernement. Il a affirmé qu'il « n'y a jamais eu plus de Canadiens et Canadiennes au travail qu'aujourd'hui ».

Il a estimé « que le Canada n'est pas à l'abri de la menace terroriste djihadiste » et que « nous vivons dans un monde dangereux », arguant qu'un gouvernement conservateur était le mieux placé pour assurer la sécurité des Canadiens.

Pour sa part, le chef libéral Justin Trudeau était à Vancouver pour assister au défilé de la fierté gaie.

De son côté, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a donné le coup d'envoi de la campagne électorale de son parti à un évènement au Musée canadien de l'histoire à Gatineau.

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