À moins que le gouvernement n'accepte de se pencher sur l'amélioration de leur salaire, les chauffeurs d'autobus scolaires de l'Estrie seront en grève ce mardi tout comme leurs collègues ailleurs au Québec.

Au total, dans la province, près de 2200 conducteurs d'autobus ne reconduiront pas quelque 110 000 élèves dans les écoles de 32 commissions scolaires.

Les commissions scolaires touchées, dont celle de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), avisent que tous les cours se dérouleront normalement et que les élèves sont tenus de se rendre en classe.

La CSRS rappelle aux parents d'être prudents près des écoles puisqu'on prévoit une circulation plus dense. D'ailleurs, la CSRS a sensibilisé le Service de police de Sherbrooke d'augmenter la surveillance. La police indique ne pas avoir augmenté ses effectifs, mais que les patrouilleurs seront plus présents dans les secteurs où on retrouve des écoles.

On invite d'ailleurs les parents à faire du covoiturage pour diminuer le flot de véhicules.

La STS prête

De son côté, la Société de transport de Sherbrooke (STS) se dit prête à faire face à la situation, mais rappelle que « cette perturbation pourrait générer un volume de véhicules automobiles plus important que d’habitude et occasionner par le fait même des retards sur le réseau ainsi qu’un achalandage accru dans les autobus », indique-t-on dans un communiqué.

On encourage donc les clients de la STS à partir plus tôt ou à prévoir un temps de déplacement plus long.

Augmentation de salaire réclamée

Les chauffeurs d’autobus scolaires, dont le salaire moyen est de 20 000 $ par année, demandent notamment une augmentation de 2600 $ par année, soit 8,5 %. Ils réclament également que leur salaire soit indexé annuellement.

Le salaire des chauffeurs d’autobus est négocié entre ceux-ci et les transporteurs scolaires. Cependant, ce sont les commissions scolaires qui négocient avec les transporteurs l’enveloppe qui leur sera allouée. Les syndicats demandent donc au gouvernement de revoir le financement des transporteurs scolaires à la hausse, mais également la façon dont ils sont financés.

Les 44 syndicats de chauffeurs d’autobus scolaires qui ont voté en faveur du débrayage ont en fait voté pour la tenue de six jours de grève. Celle du 15 mai devrait être suivie d’une autre dans la semaine du 28 mai, si rien n’est réglé d’ici là.

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