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Les étudiants de Bishop's sauvent le poste de conseillère au support aux étudiants autochtones

Lors de leur dernière assemblée générale, les étudiants de l'Université Bishop's de Sherbrooke ont décidé de soutenir financièrement le poste de conseillère au support aux étudiants autochtones et aux liaisons communautaires, et ce, pour la prochaine année. Le poste risquait de disparaître, faute de financement gouvernemental.

Cette nouvelle a été très bien accueillie par la principale intéressée, Mélissa Poirier, qui occupe le poste de conseillère au support aux étudiants autochtones et aux liaisons communautaires depuis moins d'un an. « Je dois dire que je suis très contente de la nouvelle, parce que comme vous savez le poste a été créé en août dernier par l'Université. Quand on établi des programmes, si ça arrête puis que ça recommence, ça n'aide pas beaucoup pour la viabilité du programme à long terme. », a expliqué Madame Poirier.

Le mandat de Mélissa Poirier est d'accompagner les étudiants autochtones et de s'assurer de leur réussite académique, mais aussi sociale. Elle les aide également au niveau de l'admission et de l'admissibilité aux bourses. « Il existe une panoplie de ressources et parfois, la communauté autochtone n'est pas au courant de ces ressources-là », ajoute-t-elle.

Mélissa Poirier estime que la communauté autochtone de l'Université compte environ une trentaine d'étudiants. Le Collège Champlain, voisin de Bisoph's, accueille aussi une trentaine d'étudiants autochtones.

Un poste qui n'est pas unique à Bishop's

Selon Mélissa Poirier, des équipes attitrées au support aux étudiants autochtones et aux liaisons communautaires sont aussi en place dans d'autres universités, comme McGill et Concordia, par exemple.

Le mandat de conseillère consiste aussi à organiser des activités de sensibilisation culturelle et de rapprochement, qui s'adressent à l'ensemble des communautés étudiantes.

Un an de sursis

Mélissa Poirier est d'avis que ce vote des étudiants de Bishop's démontre leur grande ouverture d'esprit. La contribution financière de la communauté étudiante est en place pour un an, après quoi, Madame Poirier est convaincue que le gouvernement renouvellera l'enveloppe prévue pour le poste de conseillère au support aux étudiants autochtones. « On ne lâchera pas, on va continuer de travailler fort, de faire nos preuves et de démontrer qu'un programme comme celui-là est essentiel », affirme-t-elle.

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