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Les étudiants prennent d'assaut cafés et bistros

La rentrée signifie le retour en force des étudiants dans les cafés et les bistros de Sherbrooke, lieux de prédilection pour plusieurs d'entre eux pour faire leurs travaux.

« Des fois, je peux arriver vers 10 h et repartir vers 20 h, dans de grandes périodes d'examen, mais généralement, je vais passer 3 à 4 heures au Siboire », explique Christophe Lavoie, étudiant en physiothérapie.

« Il y a du monde qui vient étudier ici depuis l'ouverture, il y a neuf ans. Je suis leur parcours universitaire au complet. En médecine, je ne m'y connais pas du tout, mais j'ai appris plein de choses! » lance Guillaume Gaudreault, gérant au Siboire.

Si Christophe Lavoie se rend au resto-bar de trois à cinq fois par semaine, l'étudiant assure qu'il y gagne en productivité.

Toutefis, l'action et le mouvement peuvent parfois en détourner certains de leurs objectifs. Il faut une certaine discipline, admet Évelyne Courchesne, étudiante en soins infirmiers, qui se rend à la Brûlerie Faro de deux à trois fois par semaine.

« Honnêtement, il m'arrive de dévier et de jaser. Quand on est seule, c'est plus efficace. Quand je veux vraiment étudier, je ne le dis à personne et je viens ici! »

Évidemment, les incontournables mi-sessions et fins de sessions engendrent un flot plus élevé de clients étudiants. De l'action bienvenue, indique Amira Bensahli, gérante du Cacao 70, rue Wellington Nord. En effet, pendant la saison estivale, tout devient parfois très calme.

« Pendant l'été, quand les étudiants partent dans leur famille ou travailler, on remarque une baisse de clientèle incroyable et on doit diminuer notre staff. On est donc vraiment contents quand tout le monde revient », raconte Amira Bensahli.

Même son de cloche à la Brûlerie Faro, tout juste à côté.

« Le premier lundi du retour à l'école, c'était rempli de cégépiens, d'universitaires, certains qui finissaient leurs examens d'été à la toute dernière minute. Il y en avait certains qui ont été assis ici jusqu'au dernier coup de vadrouille », raconte Valérie Verhoef, gérante et acheteuse pour les Brûleries FARO.

Il arrive parfois cependant que la clientèle se comporte comme si elle était à la maison, ajoute-t-elle.

« En début de session, certains vont même jusqu'à apporter leur propre lunch. Ils oublient complètement le mandat du café comme restaurateur. On est gentils, comme plusieurs cafés. On ne veut pas qu'ils se sentent mal à l'aise. J'ai compris que c'est une question de sensibilisation. »

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