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Les Gaiters redéfinis à la sauce Chérif Nicolas

La dernière saison des Gaiters de l'Université Bishop's (1-7) s'est déroulée sous le signe du changement : un nouveau départ dans le Sport universitaire atlantique (SUA) et les premiers pas de Chérif Nicolas à la tête du programme de football. Les résultats, eux, sont demeurés identiques.

Un texte de Félix St-Aubin

Les attentes à l'endroit des Gaiters étaient plus élevées qu'à l'habitude cet automne. Et pour cause, ils n'avaient plus à se mesurer aux équipes du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), principalement les ténors que sont le Rouge et Or de l'Université Laval (7-1) et les Carabins de l'Université de Montréal (6-1), considérées nettement supérieures à celles qui se produisent dans l'est du pays.

Le baptême des Gaiters dans le SUA et de Nicolas dans le circuit universitaire s'est soldé avec un dossier peu reluisant d'un triomphe contre sept revers, un rendement analogue aux trois campagnes précédentes.

À titre indicatif, les victoires de 2015 et 2016 ont été empochées face aux Huskies de l'Université Saint Mary's (5-3) dans le cadre de duels interassociation.

« On a vécu beaucoup d'adversité tout au long de la saison, ce qui va nous rendre meilleurs dans le futur. Mais pour cette année, c'est sûr que ça n'a pas donné les résultats escomptés sur le terrain, a reconnu Nicolas, faisant notamment référence aux nombreux quarts-arrières qui sont tombés au combat.

« C'est probablement l'une des positions les plus importantes sur le terrain, voire la plus importante. On a dû utiliser cinq quarts [durant la campagne] en raison de blessures, ç'a donc limité notre production offensive. »

La structure du calendrier a également compliqué la tâche des Gaiters.

Un processus enclenché

Le changement de culture s'opère depuis la mise sous contrat de Nicolas. Lentement mais sûrement, le successeur de Kevin Mackey instaure sa philosophie dans l'optique de redéfinir les Gaiters. Ce travail de longue haleine ne peut être mené à terme après moins d'une année dans les installations de l'université anglophone.

« Je pense qu'on a les bons discours, je pense que les jeunes de notre équipe parlent de la bonne manière et disent la bonne chose, a-t-il imagé. On commence à avoir un langage commun, des attentes au niveau des résultats, ce qui n'était pas le cas avant, je pense. Maintenant, c'est de continuer et d'appliquer le tout. »

Nicolas est bien conscient que les difficultés ne se régleront pas du jour au lendemain. Le recrutement, élément indispensable de tous programmes, figure au haut de sa liste des priorités pour la remise en état de l'équipe.

« Il faut qu'on soit plus efficaces, qu'on amène plus de joueurs talentueux à Lennoxville. [...] C'est la chose la plus importante », a assuré Nicolas, ajoutant qu'il était on ne peut plus satisfait de la dernière cohorte qui a débarqué à l'Université Bishop's.

Celui qui a dirigé les réputés Spartiates du Vieux-Montréal pendant sept saisons, remportant au passage le Bol d'Or en 2014, a indiqué que la transition s'est faite naturellement et sans heurts.

L'engagement, la préparation et le comportement des joueurs sur le terrain sont les principales différences que Nicolas a notées à l'issue de son premier automne de football universitaire.

Trois des quatre confrontations à l'étranger ont eu lieu en Nouvelle-Écosse, soit à l'Université Acadia (6-2), à l'Université Saint Mary's et à l'Université Saint-Francis-Xavier (4-4). L'autre duel a été joué au domicile des Mounties de l'Université Mount Allison (4-4), au Nouveau-Brunswick.

Les Gaiters ont ainsi vécu une nouvelle réalité en utilisant le transport aérien pour disputer leurs rencontres à l'extérieur.

« On s'est vraiment bien occupés de nous pour ce qui est de la logistique de voyagement. On a eu des vols nolisés pour tous nos matchs, on partait de Sherbrooke. [...] On volait entre 55 minutes et 1 heure 10 minutes, tout dépendamment de l'aéroport où l'on atterrissait. Deux autobus nous attendaient par la suite sur la piste. »

« On parle d'un voyage total de trois heures, a poursuivi Nicolas. Les résultats ne l'ont pas démontré, mais le voyagement était facile. Ça n'a pas été un facteur décisif dans aucun des matchs. »

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