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Les municipalités proposent des mesures pour améliorer la sécurité ferroviaire

Des représentants de municipalités du Nouveau-Brunswick et du Québec rassemblés vendredi, à Edmundston, proposent au gouvernement fédéral des moyens d'améliorer la sécurité du transport ferroviaire de matières dangereuses.

Il y a trois ans, l'explosion de wagons de pétrole à Lac-Mégantic et l'incendie qui a suivi ont causé la mort de 47 personnes. D'importants déraillements se sont aussi produits ces dernières années à Edmundston et à Plaster Rock, au Nouveau-Brunswick, mais sans faire de victime.

Des délégués de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick et de l'Union des municipalités du Québec présents vendredi à la journée de réflexion organisée à Edmundston proposent au fédéral les mesures suivantes :

  • créer un mécanisme officiel de consultation des municipalités qui entrera en jeu lorsqu'il y aura une croissance importante du transport de matières dangereuses dans leur territoire;
  • limiter à 80 km/h la vitesse maximale des trains transportant des matières dangereuses, et limiter à 65 km/hr leur limite de vitesse en milieu urbain peu importe la grandeur de la municipalité;
  • créer un programme d'aide financière à l'intention des municipalités pour permettre à leurs services d'urgence de s'adapter à l'accroissement des risques liés à une plus grande circulation de trains de matières dangereuses dans leur territoire.

« On a une demande qu'on va faire au gouvernement fédéral de mettre des ressources à la disponibilité des communautés, des petites communautés en particulier, parce que ça prend une expertise qu'on n'a pas. Alors, on prend des approches régionalisées à ce niveau-là. Il faut quand même avoir accès à des ressources pour bien préparer les premiers intervenants en cas de sinistre », a souligné Luc Desjardins, maire de Petit-Rocher et président de l'Association francophone des municipalités du N.-B., en entrevue à l'émission Le réveil Nouveau-Brunswick, d'ICI Acadie.

Éric Forest, maire de Rimouski et ancien président de l'Union des municipalités du Québec, ajoute que lorsque des tragédies comme celle de Lac-Mégantic surviennent dans leur territoire, les municipalités sont les premières appelées à intervenir pour assurer la sécurité du public.

« C'est pourquoi il est essentiel que le gouvernement fédéral, de concert avec les gouvernements locaux, les provinces et l'industrie ferroviaire, en fasse davantage pour améliorer l'information sur les matières dangereuses qui [transitent] dans nos communautés et renforcent les mesures de prévention et le soutien à la formation pour réduire les risques au transport par rail », affirme M. Forest par voie de communiqué.

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