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Les organismes communautaires de l'Estrie réclament plus d'argent

Les organismes communautaires de l'Estrie réclament plus d'argent, épuisés de devoir faire « le grand écart » entre leurs ressources financières et les besoins sur le terrain.

Les 191 organismes communautaires de l'Estrie touchent 27 millions de dollars chaque année, soit 48 % de leurs besoins. Il faudrait ajouter 29 millions de dollars pour bien répondre à la demande.

« Souvent, on a affaire à des montages financiers qui, des fois, ont 10, 15, 20 bailleurs de fonds différents, des projets ponctuels qui sont non récurrents », illustre Sébastien Laberge, président du Regroupement des organismes communautaires (ROC) de l'Estrie.

« Chaque année, on doit réinventer la roue pour avoir accès à du financement et tout ce temps-là qui est perdu à monter des projets, c'est du temps qu'on n'a pas pour travailler sur le terrain et faire ce pourquoi on veut travailler », ajoute M. Laberge, qui est également directeur général du partage Saint-François de Sherbrooke.

Mise à pied de personnel, projets reportés : le sous-financement a des impacts bien concrets. L'IRIS Estrie a dû par exemple annuler des ateliers sur la prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) dans des écoles, faute d'argent.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie-CHUS croit que l'évaluation des besoins faite par les organismes communautaires tient la route. Or, les ressources sont limitées.

« Les besoins sont de grande ampleur et les moyens doivent être utilisés avec le plus de jugement et à la suite d'une évaluation des plus précises pour vraiment utiliser l'argent et le transformer en services pour répondre aux besoins prioritaires de la population », indique Carol Fillion, directeur général adjoint du CIUSSS.

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