Retour

Les routes plus dangereuses en Estrie qu'ailleurs au Québec

Le risque d'être blessé ou de mourir d'un accident de la route est plus élevé en Estrie qu'ailleurs au Québec, selon un rapport rendu public par la Direction de la Santé publique lundi.

Chaque année en Estrie, 2600 personnes sont blessées sur les routes, ce qui entraîne 260 hospitalisations et entre 30 et 40 décès. Le taux de mortalité des Estriens (7,7 pour 100 000) est 38 % supérieur à celui des Québécois (5,6 pour 100 000).

« Le rapport ne permet pas de répondre hors de tout doute pourquoi c'est ainsi, mais une chose est certaine, c'est que dans les régions plus rurales, le fait qu'on a des routes avec des limites de vitesse plus élevées, on sait que c'est directement associé avec des accidents qui vont causer des blessures graves », mentionne la directrice générale Santé publique Estrie, Dre Mélissa Généreux.

Pour constituer son rapport, la Santé publique s'est basée sur des données recueillies dans chacun des rapports de coroner d'accidentés de la route dans les dernières années.

« C'était pour regarder les points communs qui ressortaient au niveau des comportements », explique Dre Généreux.

Le taux d'hospitalisation à la suite d'un accident de la route est deux fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes. Ce sont les jeunes adultes et les adultes d'âge moyen qui sont le plus à risque de blessures graves et de décès. Aussi, on note que les motocyclistes sont plus à risque d'être blessés que les occupants d'un véhicule.

De leur côté, les cyclistes ont dix fois plus de probabilités d'être impliqués dans un accident que les occupants d'un véhicule ou les piétons. On note également une hausse du taux d'hospitalisation chez les cyclistes.

Depuis 1978, le nombre de décès sur les routes du Québec a chuté de 80 % alors que le nombre de permis de conduire a augmenté de 71 %. Les coûts directs et indirects de ces accidents sont estimés à 917 millions de dollars.

« Ça crée un fardeau pour la santé publique en matière de blessures, de traumatismes, d'hospitalisations, de décès et de coûts pour le système de santé, on ne se le cachera pas », souligne Dre Mélissa Généreux.

Des solutions devraient être étudiées de concert avec la SAAQ et les corps policiers au cours des prochaines semaines pour améliorer la situation.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les glucides mettent-ils notre santé en jeu?





Rabais de la semaine