Sans convention collective depuis trois ans, des sages-femmes du Québec ont manifesté lundi devant différents bureaux de députés et ministres afin « qu'ils reconnaissent concrètement leur modèle de pratique voulu par les femmes et les familles du Québec ».

Des manifestations ont eu lieu devant les bureaux du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à Brossard, du premier ministre Philippe Couillard, à Montréal, et du ministre de la Famille, Luc Fortin, à Sherbrooke, de midi à 13 h.

Selon les sages-femmes, les négociations en vue du renouvellement de la convention piétinent. « Quand nous avons déposé nos demandes, on s'est dit que nous irions dans le raisonnable parce que nous voulions que ça aille très vite. Lorsqu'on était sur le point de s'entendre avec eux, ils nous ont déposé une offre globale qui accuse des retards sans que nous ayons négocié, une demande odieuse qui nous fait reculer. L'ironie de la chose, c'est que ça été déposé la même journée où on apprenait l'octroi de plusieurs milliards de dollars aux médecins spécialistes », déplore la porte-parole du Regroupement Les Sages-Femmes du Québec, Marie-France Beaudoin.

Des gardes à 2 $/l'heure

Un des points qui achoppe est la rémunération des heures de garde. « On veut que le gouvernement reconnaisse notre modèle de pratique. Les femmes nous ont demandé de connaître la personne qui serait là à l'accouchement. [...] On fait donc de la garde qui est payée moins de 2 $ de l'heure. Aucun autre professionnel de la santé au Québec est payé moins de 2 $ de l'heure pour faire de la garde », soutient-elle.

Mme Beaudoin s'explique mal pourquoi les négociations sont si ardues. « On a prouvé qu'on coûtait moins cher à l'État et que notre clientèle était plus satisfaite. On ne comprend pas que le gouvernement traite les sages-femmes de cette façon. Est-ce que c'est parce que nous sommes un petit groupe? On n'est moins de 200. Est-ce que c'est de la discrimination face aux femmes? »

Une prochaine journée de négociation est prévue mardi. Si elle n'est pas satisfaisante, les sages-femmes entendent utiliser d'autres moyens de pression.

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