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Les travailleurs de rue réclament un centre de jour au centre-ville de Sherbrooke

La Coalition sherbrookoise pour le travail de rue lance un cri du coeur. Elle demande au milieu de se mobiliser pour mettre sur pied un centre de jour au centre-ville.

L'organisme constate que les besoins sont de plus en plus criants, notamment en raison de la fermeture de son local, La RueWell. Ce lieu était ouvert quelques heures par semaine, mais a fermé ses portes en décembre, faute de financement et de ressources humaines.

Des besoins en augmentation

Selon des données recueillies par la Coalition, il y a eu une augmentation de 35 % en matière d'intervention individuelle auprès des personnes avec un profil d'itinérance l'an dernier, comparativement à 2013-2014. Quant aux personnes affichant un problème de santé mentale, l'augmentation est de 21 %. Une tendance que confirme les autorités médicales.

Pour Chantal Fortier, il est urgent de redonner un tel endroit aux gens dans le besoin qui fréquentent le centre-ville.

Le centre de jour pourrait offrir des activités, dont certaines pourraient être organisées par les utilisateurs eux-mêmes. Ce serait un lieu de rencontre pour que les gens puissent discuter entre eux et être en contact avec des intervenants.

« Se tenir occupé, c'est fou ce que ça a comme effet sur la santé mentale. C'est positif. Il faut être capable d'offrir ça aux personnes et le centre de jour pour devenir cet espace-là », ajoute Chantal Fortier.

Objectif : 200 000 $

La Coalition sherbrookoise pour le travail de rue souhaite que le milieu entende ce cri du coeur et contribue au projet.

« Que ce soit le gouvernement, les entreprises privées, le CIUSSS de l'Estrie-CHUS, la Ville de Sherbrooke ou l'Association des gens d'affaires du centre-ville. Ce sont tous des gens qui ont la capacité de prendre des décisions pour un sujet comme ça. Un chiffre bien simple, aussi. On est 150 000 habitants à Sherbrooke. Si tout le monde donne un dollar par jour, on va l'avoir notre centre de jour », soutient Chantal Fortier. 

La Coalition croit qu'une centaine de personnes profiteraient chaque jour d'un tel endroit. Le projet de centre de jour coûterait environ 200 000 $ par année, s'il est calqué sur le modèle mis en place à Trois-Rivières.

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