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Les travaux lancés pour le centre mère-enfant de Sherbrooke

Reportée à maintes reprises au fil des ans, la construction du centre mère-enfant de Sherbrooke a été officialisée, vendredi, lorsque Québec a présenté les travaux préparatoires.

Un texte de Charles Beaudoin

Ces travaux de 6,5 millions de dollars consisteront à réaménager les aires de stationnements et les axes routiers aux abords de l'hôpital Fleurimont afin de permettre le début de la construction du centre à l'automne.

« On prépare le terrain et on fait de la place pour l'entrepreneur, a lancé d'emblée Stéphane Tremblay, directeur général adjoint du CIUSSS. Techniquement, on crée de nouvelles places de stationnement, parce qu'on va en réduire par la suite, donc on va avoir le même nombre d'espaces au final. On déplace des axes routiers qui vont nous permettre de circuler différemment et on va construire un carrefour giratoire près de la rue James-Quintin. »

« Pour ce qui est de la salle d'urgence, on se doit de faire un garage des ambulances temporaire semi-couvert et de modifier certains secteurs à la salle d'urgence et au triage pour s'assurer que si un patient est en danger, que le trajet ne soit pas trop long pour arriver à la salle de réanimation », a-t-il ajouté.

Attendu depuis plus de 15 ans, le centre mère-enfant doit notamment permettre de regrouper les soins intensifs pédiatriques, la pédopsychiatrie, la maternité et la néonatalogie. Le coût global du projet s'élève à 198 millions de dollars et il devrait être complété en décembre 2020. Les premiers patients devraient y être accueillis au printemps 2021.

« Enfin! », n'a pu s'empêcher de s'exclamer la présidente et directrice générale du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Patricia Gauthier.

« C'est un grand gain pour la population et un grand gain pour tout le territoire de l'Estrie, incluant nos partenaires du réseau universitaire de la santé et des services sociaux (RUISSS), parce que des gens de Drummondville et de Victoriaville aussi viennent chercher des soins surspécialisés ici. C'est le centre mère-enfant d'une grande population », a-t-elle déclaré.

Rappelons que le même projet, à quelques détails près, avait été annoncé en avril 2013 par le ministre de la Santé de l'époque, le Dr Réjean Hébert, qui prévoyait que le centre serait prêt en 2017. Le changement de gouvernement a déjoué ses plans.

Celui qui a remplacé Réjean Hébert dans Saint-François, Guy Hardy, s'est dit heureux de clore son mandat avec la concrétisation du projet.

« C'est un des premiers gros dossiers sur lesquels j'ai travaillé dans mon mandat de quatre ans et je boucle la boucle sur probablement 20 ans d'étude sur le centre mère-enfant. Je suis très satisfait et très heureux », a souligné le député, qui ne briguera pas un second mandat à l'automne.

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