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Les Viandes Laroche pourraient revivre et changer de vocation

Une autre étape vient d'être franchie dans le dossier de la vente des Viandes Laroche d'Asbestos. Sur les huit offres reçues, le syndic a retenu celle qui a été déposée par l'entreprise Canards du lac Brome.

Un texte de Brigitte Marcoux

L'entreprise qui se spécialise dans l'élevage de canard de Pékin souhaite accroître sa production rapidement afin de mieux desservir sa clientèle de l'Amérique du Nord. 
La compagnie dispose de deux semaines pour faire une vérification diligente. Il s'agit d'un examen approfondi avant de conclure la transaction.

« Nous sommes à vérifier les permis, les droits en lien avec les bâtiments. On faisait du boeuf, est-ce qu'on peut faire du canard? Il faut vérifier tout ça », explique Mario Côté, président de Canards du lac Brome.

Tirer profit de la main-d'oeuvre

M. Côté admet que la main-d'oeuvre spécialisée à Asbestos a pesé dans la balance pour présenter une offre au syndic. « C'est une nouvelle usine qu'on veut partir là-bas, tout à fait indépendante de celle qu'on a déjà. C'est sûr que la main-d'oeuvre qualifiée qui a travaillé pour les Viandes Laroche nous intéresse. Notre intérêt vient principalement de cet élément. »

Si tout va comme prévu, les Viandes Laroche pourraient donc changer de vocation avant la fin de l'année. Canards du lac Brome produit 2,5 millions de canards par année. 80 % de son marché est destiné au Canada.

L'entreprise d'Asbestos s'est mise à l'abri des créanciers le 26 octobre dernier. Les dettes cumulées de l'entreprise s'élevaient à plus de 17,5 millions de dollars. Une centaine de travailleurs ont perdu leur emploi avec cette fermeture.

Plusieurs d'entre eux doivent d'ailleurs se rendre à Québec mercredi afin de déposer une pétition comportant 7000 signatures. Ils réclament l'accès au Fonds de diversification économique de la MRC des Sources pour relancer l'entreprise.

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