Le repêchage du mois de juin de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) est un des quatre grands moments du calendrier annuel de la ligue. Il se déroule cette année à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick et sera précédé d'une période de transaction tout aussi importante.

Une chronique de Jean Marc Robichaud

Ce ne sont pas des marées dont il faut se méfier : leurs niveaux sont connus à l'avance. La météo, par contre, inquiète toujours plus : c'est elle la grande responsable qui les fait passer de tempête à mer d'huile.

Depuis un certain temps déjà, les rangs de sélection du prochain repêchage ont été identifiés. Seul un facteur en a récemment modifié la composition et il n'a touché que deux des cinq premiers rangs.

Lors de la loterie du début du mois de mai, le tirage au sort impliquant les cinq dernières équipes du classement général a favorisé l'Océanic de Rimouski au détriment des Wildcats de Moncton. L'Océanic, en grimpant au tout premier échelon, dominait la séance de sélection. Du même souffle, Moncton glissait au troisième alors que personne d'autre ne bougeait. Toute une bise venant de Rimouski.

Toutefois, si les rangs de sélection sont connus, personne ne peut prédire ce qui se passera sur le plancher à l'ouverture du repêchage samedi matin.

Vent d'échanges

Une première variable pourrait modifier la donne des sélections. À l'ouverture de la période d'échange qui s'amorce le vendredi en amont du repêchage du 3 juin, certains échanges « ouverts » issus de la période de transaction datant du temps des fêtes seront finalisés. On y dévoilera la phase finale de tractations bouclées il y a six mois.

Par exemple, un Samuel Dove-McFalls quittera Saint-Jean pour Rimouski contre le retour du choix de première ronde de 2020 d'abord négocié. Pour Simon Bourque, parti en sens inverse au début du mois de janvier, l'échange sera complet.

Cela dit, il semble n'y avoir qu'une seule sélection de première ronde 2017 qui change de mains, soit celle du dix-neuvième rang appartenant à l'Armada de Blainville-Boisbriand. Il sera donc possible d'avoir enfin le détail de cet échange impliquant aussi les Voltigeurs de Drummondville.

Il y aura quelques autres retours de la sorte, mais tous véhiculés par un vent d'alizé. C'est-à-dire, rien pour écorner un boeuf. Ce sont les trade winds, favorables au commerce.

Souffle de transaction

En contrepartie, la direction d'un vent favorable risque de changer avec cette nouvelle période de transaction. Si elle diffère d'une année à l'autre, arborant parfois l'allure d'un calme plat, ce moment de spéculation peut devenir particulièrement houleux.

Ce ne sont pas toutes les équipes qui disposent d'un choix de première ronde; certaines regarderont passer la parade. Plusieurs voudraient bien s'en procurer ou en ajouter, mais on n’a rien sans rien. Particulièrement dans le cas d'un repêchage d'une qualité telle que les experts n'en voient qu'au dix à quinze ans. La surenchère en 2017 pourrait mener à des excès.

Pour l'instant, nous n'en sommes encore qu'aux rumeurs de ces jeux de coulisses, mais ce qui en émane semble retenir du Simoun. Elles s'activent dans toutes les directions.

Pour savourer une coupe de ce grand vin millésimé, certains ne reculeront devant aucun obstacle. Pas même un grain blanc.

Sur ce, bon repêchage et surtout, bon vent!

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