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Libération possible de Jean-Paul Bainbridge : une décision basée « sur le futur »

Quoiqu'il advienne de la demande de libération conditionnelle du meurtrier Jean-Paul Bainbridge, le criminaliste Jean-Pierre Rancourt assure que la Commission nationale des libérations conditionnelles (CLCC) aura fait ses devoirs.

Un texte de Charles Beaudoin

Rapports de travailleurs sociaux, d’agents de classement, de psychologues et de psychiatres qui sont intervenus au cours des 20 ans qu’aura passé Bainbridge derrière les barreaux, rien n'est écarté par les commissaires qui doivent rendre leur décision mardi après-midi, indique Me Rancourt.

Jean-Paul Bainbridge, l'un des trois hommes reconnus coupables du meurtre d'Isabelle Bolduc en 1996, a été entendu par la CLCC vers 8 h 30 mardi, au pénitencier de la Montée Saint-François à Laval où il est détenu depuis 20 ans. Ce dernier demande une permission de sortir accompagné d'une escorte.

Inquiète, la famille d'Isabelle Bolduc était cependant sur place pour se faire entendre auprès des commissaires et faire valoir que le meurtrier doit demeurer détenu.

« Ça peut avoir un impact, sauf que ce que les commissaires ont à décider, c’est : ''Est-ce qu’il est éligible à une libération et si oui, est-ce qu’il y a un danger pour le futur?" Et non pas pour le passé. Le passé, c’est terminé. C’est sûr que la famille Bolduc va dire comment ç’a été terrible, les conséquences de la perte de leur fille pour eux. Sauf que les commissaires vont se dire qu’il a été sentencié pour ça et que leur travail est de savoir si on peut le remettre en liberté tout en s’assurant de la sécurité du public, qu’il ne commettra pas d’autres crimes. »

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