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Logements en piteux état: des propriétaires exaspérés

À l'aube de la grande période des déménagements, des propriétaires immobiliers de Drummondville encaissent les pertes financières, car leurs locataires ont laissé derrière eux des logements en piteux état. Certains réclament des ajustements à la loi pour éviter que ces situations se reproduisent année après année.

Gaétan Prévost louait une résidence depuis quatre au même individu. Lors de son départ, le locataire a laissé le logement dans un état de décrépitude avancée en plus d'avoir omis de lui payer plus de 3 000 $ de loyer.

Le propriétaire estime qu'il devra débourser plusieurs milliers de dollars pour remettre les lieux en ordre.

Gaétan Prévost dénonce la manière de faire de la Régie du logement dans le traitement de ces dossiers tout comme sa lenteur d'action.

« Il y a trop de laissez-passer, ça fait six fois que je vais à la Régie du logement. C'est très grave pour une personne qui ne paie pas son loyer. La Régie tolère cette personne, mais c'est moi qui paie au final, pas la Régie. Elle, elle s'en lave les mains définitivement », estime le propriétaire.

Cette situation est loin d'être unique. Dans un sondage mené entre le 15 et le 21 juin 2018 auprès de 1345 membres, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) note que 56% des répondants considèrent l'état de leurs logements inacceptable pour de futurs locataires.

Selon l'organisme, outre les loyers impayés, les dommages à la propriété coûtent 153 millions de dollars par année à ses membres.

La CORPIQ mentionne que seulement 6% des propriétaires récupèrent leur argent grâce à la Régie du logement dans en cas de non-paiement de loyer.

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