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Loi sur l'accès à l'information : le dossier continue de faire jaser à l'hôtel de ville de Sherbrooke

Les élus de Sherbrooke ont discuté pendant plus d'une heure du dossier de demande d'accès à l'information lors de la séance du conseil municipal de lundi soir. La semaine dernière, le maire, Bernard Sévigny, a déclaré récemment avoir « escamoté » une demande d'information envoyée en mai par le quotidien La Tribune à la Ville afin de mieux analyser les documents en question. 

Un texte de Brigitte Marcoux

Pendant plusieurs minutes, la greffière a retracé le fil des événements concernant cette requête adressée en premier lieu par le conseiller Marc Denault en mai dernier. 

Dans sa requête, le conseiller Denault voulait savoir si des firmes avaient été privilégiées dans l'octroi de contrats à la Ville de Sherbrooke. Quelques jours plus tard, le quotidien La Tribune faisait également une demande à cet effet. 

Depuis, le maire de Sherbrooke est sous la loupe de la Commission d'accès à l'information puisque les documents n'ont pas été livrés dans les délais prescrits par la Loi.

La Ville a donc cru bon d'exposer la chronologie de l'ensemble des démarches et de la correspondance liées à cette demande afin de démontrer qu'il y a eu un problème de communication dans cette affaire.

La greffière, Me Isabelle Sauvé, a expliqué que les services juridiques n'ont pas reçu jusqu'ici de demande de la part de la Commission. Elle a assuré que si demande il y a, l'information sera transmise.

Le maire, Bernard Sévigny, a limité ses commentaires, préférant les garder pour la Commission d'accès à l'information. Il a cependant pris le temps de rappeler que la question formulée par le conseiller Denault méritait une attention particulière.

Malgré l'éclairage que la Ville a tenté d'apporter en exposant les faits dans une ligne du temps certains élus continuent de penser que toute cette histoire pose problème. 

« Vous trouvez toujours moyen de nous présenter l'information en démontrant un objectif que vous avez clairement en tête. C'est agaçant et ce dossier met cela en lumière », a déclaré la conseillère municipale Annie Godbout, qui souhaite que la Ville s'inspire d'autres municipalités pour améliorer sa transparence. 

Le conseiller Jean-François Rouleau a dénoncé la lenteur du processus pour obtenir les documents demandés. « C'est bien compliqué de poser une question à la Ville et avoir une réponse trois mois plus tard! »

La greffière, Me Sauvé, a ajouté au passage que la Ville de Sherbrooke recevait en moyenne 1000 demandes d'accès à l'information par année depuis plusieurs années et que le bilan de ces demandes auprès de la Commission était très bon. 

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