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« Madame M », une mère de Lac-Mégantic, sera extradée aux États-Unis

Une mère de Lac-Mégantic sera extradée vers les États-Unis afin d'y subir un procès pour enlèvement. La femme, « Madame M », a pris le chemin de la prison Leclerc, à Laval, ce mercredi, parce qu'Ottawa a refusé de surseoir à l'extradition.

« Elle fondait beaucoup d'espoir et elle était très confiante au moment de se constituer prisonnière. J'imagine et je peux comprendre qu'elle est extrêmement déçue aujourd'hui », a déclaré son avocate, Marie-Hélène Giroux.

Elle ajoute cependant que la décision est une « demi-surprise ». « En matière d'extradition, on s'attend toujours à ce que le Canada se décide à extrader », souligne-t-elle. 

« Madame M » a 30 jours pour décider si elle demande une révision judiciaire, ce qui aurait pour effet de suspendre l'extradition. Et comme sa cliente a toujours eu un comportement exemplaire durant ses remises en liberté sous condition, Me Giroux croit que celle-ci pourrait sortir de prison en attendant la procédure d'appel.

« Pour nous protéger »

« Madame M », une citoyenne canadienne, soutient avoir quitté les États-Unis, il y a un peu plus de six ans, pour protéger ses trois enfants d'un père violent. 

« Elle a fait ça pour notre bien, pour nous protéger, pour nous emmener en sécurité. Elle savait que nous étions dans une situation de violence et qu'il fallait que nous sortions de là », avait raconté l'une de ses filles, que l'on ne peut pas identifier pour des raisons de sécurité.

« Non seulement ils seront séparés de leur père parce qu'ils ne veulent pas y retourner, mais ils seront également séparés de leur mère », déplore Me Giroux. 

Trois procès

Au cours des dernières années, la mère a subi trois procès concernant son extradition. La Cour suprême avait finalement tranché, en décembre dernier, qu'elle devait quitter le pays.

Mais, revirement de situation, quelques jours plus tard, la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, avait accepté de réévaluer le dossier.

Les États-Unis demandent son retour le pays de « Madame M » pour la juger, car elle n'avait pas la garde des enfants au moment où elle a quitté le pays. Advenant un procès où elle serait condamnée, elle pourrait écoper d'une peine de 15 ans de prison.

À la suite du jugement de la Cour suprême, la femme avait entamé une grève de la faim, qu'elle avait cessée devant l'ouverture de la ministre.

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