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Magog : de nouveaux retards dans la construction d'une usine d’épuration d’eau

Les citoyens de l'arrondissement d'Omerville à Magog ne sont pas au bout de leur peine. Le développement de leur secteur est pratiquement au point mort depuis près de 15 ans dans l'attente de la construction d'une nouvelle usine d'épuration d'eau. Les résidents devront prendre leur mal en patience puisque des délais supplémentaires retardent une fois de plus le projet.

En 2004, le ministère de l’Environnement du Québec indiquait dans une missive que l’usine d’épuration d’eau ne respectait pas les exigences environnementales. La construction d’un nouveau bâtiment dans le secteur industriel s’imposait.

Les travaux de construction de la nouvelle usine devaient débuter cette année pour que le centre puisse entrer en activité en 2019. L’évaluation des coûts a doublé, obligeant la Ville de Magog à retourner à la table à dessin.

« Il n’y a plus rien qui se passe ici depuis 2004, explique le conseiller municipal Yvon Lamontagne. Les gens sont tannés, ceux qui ont des terrains à développer ne peuvent pas. Tout le monde est en otage, c’est ridicule. On retourne à la case départ. »

L’un des terrains touchés est le domaine Parc-Estrie, un site hébergeant entre autres des maisons modulaires et qui abrite environ 200 personnes. L'entreprise Parkbridge, propriétaire du domaine, ne peut aller de l’avant avec ses projets de développement, faute d’usine.

« Quand on pense au côté commercial du développement que l'usine pourrait apporter, les nouveaux terrains, les nouvelles construction, on y tient à coeur » ajoute le président de l'association des résidents du domaine Parc-Estrie, Gilles Geronimo.

Des odeurs nauséabondes

Gérald Deslauriers habite dans le domaine Parc-Estrie depuis 2002. Sa maison est située à quelques mètres seulement du bassin d’épuration. L’odeur émanant de l’usine est parfois bien dure à supporter. « À certaines périodes de l'année on n'ose pas inviter personne à souper, car ce n'est pas très agréable », complète-t-il.

Difficile de trouver un terrain pour installer la nouvelle usine. Tous s’allient pour exiger une meilleure coopération avec le gouvernement provincial. « Le ministère est bien au courant du problème. Il nous faut une meilleure complexité pour qu'il nous guide vers un projet », exige le conseiller municipal Yvon Lamontagne.

Pour financer le projet, la Ville espère aussi obtenir une subvention dans la cadre de la deuxième phase du Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées. Les résidents du secteur devront être patients, car encore aucun échéancier n'a été fixé.

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