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Maisonnette de lecture à la Maison des grands-parents de Sherbrooke : petits rayons, grands souhaits

Une nouvelle maisonnette de lecture a fait son apparition dans le quartier Ascot de Sherbrooke. Située sur le terrain de la Maison des Grands-parents, rue Belvédère, la maisonnette est un don du mari de Nicole Proulx, une bibliothécaire à la Grande bibliothèque de Montréal, décédée subitement.

Le concept de la maisonnette est simple : on prend un livre, on remet un livre. Tous les gens sont acceptés : roman, bande dessinée, livre pour enfants ou de recettes. « L'idée de base, c'est de mettre des livres que les enfants vont prendre et qu'ils ne remettront pas en circulation. Ça devient un objet chez eux. Surtout dans les milieux pauvres. Ça marche à Montréal. On met des livres d'enfants et ils disparaissent rapidement », souligne celui qui a construit la petite bibliothèque, le veuf de Nicole Proulx, André Burelle.

« C'est vraiment l'initiation, le partage, la lecture. On intègre le réseau qui avait mis en place par Ascot en Santé et le comité Conte et crayon d'Ascot. On prend un livre, on redonne un livre. C'est de démocratiser la lecture et c'est gratuit. On espère que ce sera utile pour les gens », explique la directrice de la Maison des grands-parents de Sherbrooke, Élise Barrière.

Au-delà de permettre à des familles de se procurer des livres, la maisonnette permet encore plus. « Depuis qu'on a aménagé la maisonnette, on se rend compte que les gens arrêtent et s'informent sur la Maison, sur ce qu'on fait. C'est une belle visibilité pour la Maison », croit le président de l'organisme, Robert Gagné.

En la mémoire de Nicole Proulx

Six autres maisonnettes en l'honneur de Mme Proulx existent un peu partout en Amérique et ont toutes été construites par M. Burelle. « Il y en a deux à San Diego où ma fille demeure. Il y en a aussi à Montréal où nous habitons puis nous en installons une à Sherbrooke parce que ça sa soeur vit ici. »

Ces maisonnettes de lecture sont une façon bien tangible de perpétuer la mémoire de Nicole Proulx, une grande amoureuse des livres. « Son souvenir est là et reste là. Elle serait heureuse parce que ce n'est pas une grosse patente. C'est simple, accessible, familial et axé sur les enfants. C'était une grande préoccupation pour elle de donner l'amour des livres aux enfants. Pour nous, c'est une façon de vivre un deuil de manière significative », soutient son mari.

Il ne serait pas surprenant de voir de nouvelles maisonnettes de lecture en l'honneur de Nicole Proulx voir le jour ailleurs dans la province. « On a de la demande. Je pense encore en construire deux ou trois, mais je ne cherche pas à en faire une grosse affaire », dit-il.

L'organisme n'a pas eu de subvention pour garnir la bibliothèque. Les gens sont donc invités à leur offrir des livres.

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