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Manifestation contre le projet de loi 70 à Sherbrooke

Une vingtaine de membres d'organismes communautaires ont protesté, mercredi matin, au centre-ville de Sherbrooke contre le projet de loi 70.

Ce nouveau programme, qui pourrait être mis en branle au printemps 2018, prévoit des pénalités allant jusqu'à 200 $ par mois pour les nouveaux demandeurs d'aide sociale qui refusent de participer à un programme de réintégration au marché de l'emploi.

« On est contre ça dans le contexte que c'est obligatoire. Les premières demandes d'aide sociale sont souvent liées à un diagnostic qui n'est pas [encore] reconnu. On atteint à nos jeunes qui ont vécu une situation X dans leur vie. On n'est pas contre qu'ils retournent au travail, mais pas dans l'obligation de », explique la porte-parole de la Coalition régionale estrienne de l'aide sociale, Geneviève Bouchard.

Les manifestants souhaitent que les gens aient une certaine latitude avant de voir leur prestation être coupée. Ils entendent se faire entendre à nouveau à ce sujet au cours des prochains mois.

« Des gens pourraient se retrouver avec 404 $ par mois pour survivre. On n’arrive déjà pas à 628 $ par mois », rappelle Mme Bouchard.

Cette coalition est formée d'Action Plus, de la Table d'action contre l'appauvrissement en Estrie, Illusion-Emploi et l'Association des locataires de Sherbrooke.

La réforme d’aide sociale prévue dans le projet de loi 70 a été adoptée par l’Assemblée nationale en novembre 2016. Il pourrait permettre au gouvernement d’économiser de 40 à 50 millions $ par année.

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