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Manifestation de camionneurs à Sherbrooke pour un meilleur encadrement du transport en vrac

Plusieurs camionneurs ont fait entendre leur mécontentement à Sherbrooke, lundi, pour réclamer des changements aux lois régissant le camionnage en vrac. Ils dénoncent une décision de Québec, entrée en vigueur le 1er janvier 2012.

Les entrepreneurs n'ont plus l'obligation d'offrir à des organismes de courtage les contrats qu'ils n'ont pas comblés avec leurs propres camions. L'organisme de courtage agit comme intermédiaire entre l'entrepreneur et les camionneurs indépendants.

Une situation qui perdure alors que les camionneurs sont en pleine renégociation avec Québec.

« Ça fait deux ans que nous voulons nous asseoir avec le ministre des Transports et que nous nous butons à des fins de non-recevoir. Le 31 mars 2017, notre entente se terminera et le silence du gouvernement en cette matière nous fait craindre le pire », a déclaré Gaétan Légaré, directeur général de l'Association nationale des camionneurs artisans (ANCAI). Plusieurs manifestations du genre ont eu lieu au Québec, lundi.

Selon l'ANCAI, cette clause modifiée permet aux entrepreneurs de s'octroyer des contrats de transport de matière en vrac entre eux ce qui faciliterait la collusion et la corruption puisque ces opérations sont surveillées par un organisme public comme la Commission des transports du Québec (CTQ).

Un mémoire à la commission Charbonneau

L'ANCAI a déposé un mémoire à la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction. L'organisme a tenté de mettre en lumière de quelle façon le camionnage en vrac a permis à des entrepreneurs et à des courtiers de créer une économie souterraine en plus de blanchir de l'argent.

Environ 350 camionneurs en Estrie sont affiliés à l'Association nationale des camionneurs artisans.

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