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Manoir Sherbrooke: une grève prévue le 23 avril si les négociations piétinent toujours

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d'hébergement privés de l'Estrie dépose un avis de grève pour l'ensemble des employés du Manoir Sherbrooke. Ces derniers sont sans contrat de travail depuis plus de deux ans.

« Cela fait 29 mois que la convention collective du Manoir Sherbrooke est échue. Pendant ce temps, ces travailleuses et travailleurs, qui doivent déjà composer avec un revenu annuel bien en dessous du salaire moyen, s'appauvrissent. Comment cet employeur peut-il encore affirmer qu'il négocie de bonne foi », affirme le président du conseil central de l'Estrie, Denis Beaudin.

« Si l'employeur s'entête à ne pas reconnaître la valeur de notre travail, nous serons sur la "ligne de piquetage" le 23 avril prochain », ajoute la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d'hébergement privés de l'Estrie, Lyne Tanguay.

Lundi dernier, le syndicat a présenté à l'employeur une offre finale globale pour le renouvellement de leur convention collective. L'offre a été rejetée et les syndiqués considèrent que « la situation a assez duré ».

Même si un médiateur participe aux rencontres de négociation, les deux parties ne sont pas parvenues à s'entendre.

Saisie

Par ailleurs, le syndicat a demandé une saisie des biens du Manoir Sherbrooke. Le syndicat explique cette action par le fait que l'employeur a refusé de payer sa part de la prime d'assurance maladie des salariés.

Il rappelle qu'en octobre 2016, le Tribunal d'arbitrage a déclaré que l'expression « assurance maladie » dans la convention collective du Manoir Sherbrooke incluait l'assurance pour soins dentaires, ce que réfutait l'employeur.

Le syndicat ajoute que le Tribunal ordonnait aussi à l'employeur de payer sa part et de rembourser les sommes assumées en trop par les employés.

« Avec l'aide de la justice, on va aller chercher l'argent là où il y en a », conclut le représentant du secteur des centres d'hébergement privés de la Fédération de la santé et des services sociaux, Gilles Gagné.

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